SWOT : l’outil d’analyse qui permet à votre stratégie d’aller plus loin !

Panda AVICOM' utiliser l'util SWOT

Vous voulez prendre des décisions stratégiques ayant un réel impact ? Vous souhaitez vous démarquer de la concurrence, vos plans marketing ont besoin de plus de pertinence et d’efficacité ? Peut-être que vous n’avez pas pensé à miser sur l’analyse stratégique de votre entreprise et de son environnement !

Pas de panique, nos pandas arrivent en roulés boulés à la rescousse pour vous expliquer comment y remédier ! 

Pourquoi est-il essentiel de faire une analyse interne et externe de votre marque ?

Analyser votre marque, son environnement et les tendances du marché est plus que nécessaire dans une ère où tout évolue très vite. Prendre en compte tous ces éléments permet par la suite une prise de décision stratégique plus juste et pertinente, et donc de viser dans le mille. 

Il existe divers outils marketing servant à faciliter ces analyses, comme le diagnostic PESTEL ou encore les 5 forces de PORTER. Mais l’un des outils d’analyse stratégique les plus efficaces est la matrice SWOT. Elle est plus qu’appréciée dans le domaine du marketing et de la communication. 

Utiliser une matrice pour réaliser un diagnostic interne et externe est l’un des meilleurs moyens de regrouper visuellement un grand nombre d’éléments identifiés et d’être plus efficace par la suite, que ce soit pour maximiser les opportunités, corriger vos faiblesses ou vous préparer pour les potentielles menaces.

La matrice SWOT, qu’est-ce que c’est ?

Que se cache-t-il derrière cet acronyme qui peut faire peur à première vue ? En fait ce n’est pas si compliqué !

Introduction : l’histoire de l’outil SWOT

La matrice SWOT est tout simplement un outil stratégique permettant d’analyser votre marque en interne (micro-environnement) ainsi que le marché sur lequel elle se développe (macro-environnement). C’est un diagnostic de la situation actuelle de votre marque. Sous forme de tableau, cette matrice permet une vue plus synthétique et organisée des informations collectées. Elle permet également de mettre en forme les constats que vous pouvez faire lors de vos audits et benchmarks.

Un peu d’histoire ? Nos pandas remontent le temps jusqu’en 1960 en Californie, États-Unis. Un conseiller en management américain du nom d’Albert Humphrey menait des recherches sur la cause de l’échec de certaines stratégies d’entreprises au Stanford Research Institute. C’est lors de cette étude qu’il a développé le concept de la matrice SWOT. L’objectif de l’outil est de pouvoir analyser plus efficacement et avoir une meilleure prise de décisions stratégiques.

SWOT, on vous décortique chaque lettre

La matrice SWOT est représentée par un tableau de quatre cases, chacune appartenant respectivement à l’analyse interne ou externe de votre marque.

S : Strenghts (Forces)

Liés à l’analyse interne, ce sont tous les points forts et facteurs clés de succès de votre marque. Quelles sont ses forces concurrentielles ? Ce qui fait qu’elle est appréciée par le client. Quels sont les engagements et valeurs qu’elle tient, etc… Faites cependant attention à rester objectif et ancré dans la réalité. Basez votre analyse sur des faits, des chiffres, des sondages…

W : Weaknesses (Faiblesses)

Liés à l’analyse interne de votre marque, ce sont tous les points faibles de l’entreprise. Vous devez lister les facteurs internes négatifs, barrières à votre marque. Peut-être ne communiquez-vous pas assez ou pas de la bonne manière ? Vos canaux de ventes ne sont-ils pas assez développés ? Peut-être que votre relation client n’est pas assez mise en avant ? Quels sont les éléments qui portent défaut à votre marque ?

Faites attention à ne pas confondre vos faiblesses réelles et vos faiblesses potentielles, qui elles, seront placées dans la catégorie “Menaces”.

O : Opportunities (Opportunités)

Liées à l’analyse externe de votre marque, ce sont toutes les opportunités que vous pourriez saisir et que vous offre le marché et votre environnement. Pour les déterminer, vous devez faire une analyse de votre environnement concurrentiel, mais aussi étudier les tendances, l’évolution du marché… Ce sont toutes les modifications, les actions que vous pourriez mettre en place pour améliorer votre image de marque, votre activité, et donc ajouter de nouveaux tirets à votre case “Forces” par la suite !

T : Threats (Menaces)

Liés à l’étude externe de votre marque, ce sont tous les facteurs constituant une menace pour votre entreprise et qui pourraient affecter son activité et son image. Pour les déterminer, il est essentiel de commencer par faire un benchmark concurrentiel ainsi que de votre environnement. Vérifiez lesquels de vos concurrents pourraient se développer de façon significative dans les temps à venir et constituer une réelle menace pour vous. Portez aussi attention à l’évolution du marché et les modifications qui pourraient vous porter atteinte. 

Petit tips des pandas : pensez bien au fait que les menaces ne sont pas seulement humaines, économiques, politiques, etc, mais selon votre domaine d’activité, peuvent aussi être naturelles (ex : catastrophes naturelles, menaces climatiques…).

Interne vs Externe : des facteurs à ne pas inverser

Attention à ne pas confondre les facteurs internes et externes et à bien comprendre la nuance qui parfois peut être floue. 

Vos forces et vos faiblesses relèvent de l’interne, c’est-à-dire ce qui touche directement à votre marque, son activité et ses actions. Ce sont souvent des facteurs que vous pouvez modifier de vous-même et non des facteurs extérieurs dont vous dépendez. 

À l’inverse, les opportunités et les menaces viennent de votre environnement externe, que ce soit le marché ou la concurrence. Ce sont des facteurs indépendants de votre volonté et sur lesquels vous ne pouvez pas agir. Il faut cependant les prendre en compte et agir en prévention de ceux-ci.

Même si cette étape vous paraît anodine et longue, sachez qu’il est très important avant toute décision stratégique de faire un bon diagnostic de son micro-environnement tout autant que de son macro-environnement. 

Cela vous permettra de saisir plus facilement les opportunités, de définir plus simplement et sûrement vos stratégies marketing, stratégies de communication. Ou même si vous souhaitez opérer un tournant dans votre image d’entreprise, la matrice SWOT vous aidera pour la définition de votre nouvelle identité de marque.

Exemple de SWOT : la pand’analyse de la bambouseraie !

À vous de jouer !

Maintenant que le SWOT n’a plus de secrets pour vous, on vous laisse créer celui de votre propre marque. Ne vous inquiétez pas, il est tout à fait normal d’avoir du mal à trouver tous les éléments de votre matrice, surtout si c’est votre première fois. N’hésitez pas à regarder le SWOT de vos concurrents directs, celui d’autres marques non concurrentes, mais aussi, demandez de l’aide autour de vous, de sorte à avoir un avis extérieur et collecter des informations auxquelles vous n’auriez pas pensé. 

Vous serez ensuite fin prêt à créer la meilleure stratégie marketing, à créer votre plateforme de marque et même lancer votre marque dans les meilleures conditions ! Alors à vos bambous et bonne chance ! 

Kickoff des all-stars de la communication

Le Super Bowl une histoire de marketing et de communication

Le 11 février, c’était l’événement sportif le plus attendu des États-Unis, et des publicitaires du monde. Le Super Bowl LVIII est devenu l’événement le plus regardé de tous les temps aux États-Unis (123.4 millions), alors forcément les prix d’achat d’espace s’envolent !

Pour vous donner un ordre d’idée, 7 millions, c’est le prix moyen pour un spot publicitaire de 30 secondes au Super Bowl. Encore mieux, 50 millions, c’est le prix pour devenir sponsor officiel de l’événement !

Si vous avez quelques millions qui trainent, vous savez où investir.

Touchdown des audiences

C’est officiel : le Super Bowl 2024 est devenu l’événement le plus regardé de l’histoire de la télévision américaine, avec un total de 123,4 millions de téléspectateurs (wow). 

Le plus surprenant (ou pas) c’est que le match en lui-même n’est pas le moment le plus attendu de la journée. Un peu le comble pour un événement sportif ! 

Les artistes du show de la mi-temps et des différentes activations de l’événement sont davantage médiatisés sur le plan international. Coup de projecteur sur les marques et annonceurs qui sont, eux aussi, très attendus avec leurs campagnes publicitaires les plus innovantes et extravagantes les unes des autres.

Mais cette année, c’est une tout autre star qui a attiré tous les regards. Une personnalité de la pop culture qui a été un facteur déterminant de la montée des audiences. Vous avez sûrement dû en entendre parler, mais Taylor Swift a été la star du match.

Taylor Swift : l’attraction médiatique de la rencontre

Petit point contextualisation. L’artiste de 32 ans est la plus streamée du monde en 2023, elle est récompensée de 14 titres de Grammy Awards et sa dernière tournée est la plus rentable de tous les temps… Une notoriété qui ne s’arrête pas là, car elle influence même la politique américaine ! C’est près de 18% des électeurs américains qui seraient prêts à voter pour un candidat qu’elle soutient. 

D’ailleurs, elle avait même appelé sur ses réseaux sociaux à s’inscrire sur les listes électorales aux USA. Résultat, 35 000 personnes se sont inscrites. 

L’influence de Taylor Swift est si puissante qu’elle a été désignée sous ce terme : « effet Swift ». Une expression qui fait référence à sa capacité d’influencer les comportements, les tendances, les décisions de ses fans et de la société. Son impact va au-delà de la musique, elle touche la mode, la culture et la politique. L’effet Swift illustre la puissance que peuvent avoir les personnalités publiques sur l’audience, la visibilité, l’engagement, la réputation… 

Des personnalités qui se muent en influenceurs et même en ambassadeurs, de quoi redynamiser le marché de l’influence, des publicités sponsorisées et attirer les annonceurs dans leur sillage. D’ailleurs, entre stars et marques, le combo peut devenir dangereux ! On vous en parle dans l’article juste ici

Bref, vous l’aurez compris, Taylor Swift est un bien plus qu’une chanteuse populaire, mais un vrai leader d’opinion qui provoque un séisme (c’est le cas de le dire) partout où elle passe. 

Bon alors, quel est le rapport avec les audiences du Super Bowl LVIII ?

Déjà, sa présence à l’événement était évidemment attendue. En couple avec Travis Kelce, un joueur des Kansas City Chiefs, Taylor Swift était pressentie pour soutenir son petit ami lors de la finale. Un support de taille puisque les Kansas City Chiefs ont été vainqueurs de ce dernier Super Bowl.

Au-delà des Chiefs, la ligue américaine de football américain (NFL) a, elle aussi, été l’une des gagnantes de la présence de Taylor Swift. Avec une augmentation de 7% des audiences par rapport à l’année précédente, on peut clairement se dire que Taylor Swift n’y est pas pour rien. 

D’ailleurs, les caméras du match ne s’y sont pas trompées avec de nombreux plans sur elle. Les spectateurs du match non plus avec des pancartes à son effigie dans les tribunes. La chanteuse américaine a attiré sur place et même sur la sphère digitale, un nouveau public par sa simple présence à l’événement. 

Une féminisation du sport

Avec l’effet Swift, la NFL opère une transformation avec l’évolution de son public. Traditionnellement associée à une cible majoritairement masculine, la ligue américaine voit l’arrivée d’une audience plus féminine, tout aussi engagée que la communauté déjà présente.

L’édition 2024 a donc logiquement misé sur la féminisation de sa communication en adoptant un positionnement mixte. Avec ce nouveau ciblage, les spots publicitaires diffusés ont été davantage destinés à un public féminin. Cette tendance témoigne d’un changement dans la manière dont ce sport est perçu et consommé, avec une ouverture sur un nouveau public qui peut s’expliquer, en partie, par « l’effet Swift ».

Le Super Bowl et la communication, deux inséparables.

On le sait, le Super Bowl propose de nombreux espaces publicitaires qui représentent des opportunités inégalées pour les annonceurs du monde. D’ailleurs, les plus grandes marques ne s’y trompent pas : Coca-Cola, Amazon ou encore Nike, toutes cherchent à afficher leurs annonces et publicités lors de l’événement. 

Que ce soit pour augmenter leur notoriété, renforcer leur image de marque ou simplement attirer de nouveaux prospects et provoquer des conversions, chaque marque adopte une stratégie spécifique pour s’adapter aux formats du Super Bowl.

Bon, alors si vous aussi, vous seriez tenté par l’idée, les budgets de ces emplacements risquent de vous refroidir. Comme dit précédemment, il faut compter environ 7 millions de dollars pour la diffusion d’un spot publicitaire de 30 secondes.

Alors oui, investir en publicité est parfois coûteux, surtout pour les espaces publicitaires du Super Bowl, mais les retombées et le retour sur investissement en valent souvent la chandelle. Si on compte déjà en millions de dollars l’achat de l’espace publicitaire, il faut également y rajouter le coût de production de la campagne en elle-même. Vous comprendrez logiquement pourquoi le Super Bowl n’attire presque que des sociétés multinationales. 

Acheter de l’espace publicitaire au Super Bowl est donc réservé à une élite. Des marques internationales avec un budget marketing et communication conséquent, qui n’hésitent pas à investir dans la publicité afin d’assoir leur domination sur le marché.

Des marques qui se démarquent

Le Super Bowl est une finale plus qu’attendue, elle diffuse, en effet, des campagnes publicitaires les plus mémorables et les shows les plus spectaculaires. C’est une opportunité pour les marques de rayonner sur la scène mondiale. Avec une audience potentielle de qui se comptent en millions de téléspectateurs, chaque seconde a son importance et chaque message doit soigneusement être pensé pour captiver et convertir le public.

Apple, l’annonceur qui a révolutionné le Super Bowl

Depuis sa toute première incursion sur la scène du Super Bowl, la multinationale américaine a su marquer l’histoire du contenu publicitaire. Apple reste, aujourd’hui encore, une des marques qui a le plus influencé l’univers publicitaire de l’événement avec sa première campagne emblématique. Une campagne disruptive qui se démarque de la publicité traditionnelle et qui a réussi à transcender le rapport aujourd’hui indissociable entre la publicité et la finale du Super Bowl.

Les débuts d’une icône

En 1984, lors du Super Bowl XVIII, le monde découvre pour la première fois la perception visionnaire de Steve Jobs et sa société en matière de communication. Apple propose alors une publicité révolutionnaire, réalisée par Ridley Scott, célèbre réalisateur de « Blade Runner » (oui oui, rien que ça !).

Si vous n’avez jamais vu ce spot publicitaire, on vous fait un léger résumé :

La publicité présente un univers dystopique, où des hommes uniformisés regardent un écran géant diffusant un discours autoritaire. Une athlète surgit et lance un marteau, brisant l’écran et libérant les esprits de la domination. 

Le message est clair : Apple incarne l’entrée d’une nouvelle ère dans le numérique avec l’arrivée de Macintosh. La nouveauté face à la conformité. L’effet de cette publicité a été immédiat et retentissant, pas seulement aux États-Unis, mais bien à l’international. Un véritable tournant dans le monde de la technologie, du sport et surtout de la communication. 

Un spot publicitaire d’une simplicité et même d’un minimalisme propre à la marque qui ne se limite pas à une simple annonce commerciale. Avec cette création, Apple a su symboliser l’avènement de l’ère numérique, l’émancipation par la technologie.

Cette campagne dévoile également au grand public les prémices de la stratégie minimaliste d’Apple et son positionnement haut de gamme. Une publicité qui traduit parfaitement l’image de marque et impose la vision de la société sur le marché de l’innovation technologique.

L’héritage d’une révolution publicitaire

Cette première campagne d’Apple au Super Bowl a marqué le début d’une ère dans laquelle la publicité dépasse son rôle commercial pour cibler un public large et développer sa notoriété au-delà des frontières américaines. 

Cette publicité reste gravée dans les mémoires comme un moment historique où la publicité a transcendé son objectif commercial. Elle a marqué le début d’une révolution qui a façonné l’avenir de la publicité au Super Bowl en devenant un véritable outil de communication, un lieu de « représentation publicitaire ».

Tour d’horizon : les meilleures pubs du Super Bowl LVIII

Un Buzz Yeezy

La marque Yeezy a provoqué un buzz « easy » (elle était facile).

Cette édition 2024 du Super Bowl a été marqué par une campagne publicitaire d’un nouveau genre. Un spot filmé au téléphone qui a réussi à captiver l’attention de millions de spectateurs. Cette approche inattendue et décalée a suscité un vif intérêt et a rapidement fait sensation sur les réseaux sociaux !

Contrairement aux grandes productions cinématographiques habituellement associées aux publicités diffusées lors du Super Bowl, la marque de Kanye West a opté pour une approche minimaliste (presque primitive) et authentique. La vidéo a été capturée de manière spontanée, avec un téléphone portable, sans artifice ni mise en scène sophistiquée.

Le message est clair et simple : “On a dépensé tout l’argent sur le placement de la publicité”, alors « on n’a plus de budget pour la publicité en elle-même ». En même temps, 7 millions de dollars pour l’achat d’espace publicitaire, ça commence à faire ! Une somme qui parait colossale, mais qui reste relativement abordable pour la marque de Kanye West. Des propos, donc à nuancer qui ressemblent plutôt à une bonne stratégie de communication plutôt qu’une simple confidence.

Une annonce publicitaire de 30 secondes qui a fait le tour du monde. Un véritable coup de buzz pour la marque qui lui permet de se démarquer des autres annonceurs.

En 24h, la marque a généré 284 357 commandes sur le site YEEZY, soit un total de 19,3 millions de dollars de ventes et de nombreux nouveaux clients ! Pour un budget de production minime, on peut dire que le retour sur investissement est plus qu’intéressant. Comme quoi, faire de la publicité n’est pas seulement qu’une question de budget.

Un succès stratégique

Si on va dans le détail, on peut même dire que YEEZY réussi l’approche stratégique de cette campagne. Une approche disruptive qui vient contrebalancer avec l’ensemble du paysage publicitaire. Une stratégie qui aurait difficilement pu se faire en dehors du Super Bowl. Le message choisi pour la campagne est indissociable de l’espace média sur lequel il a été diffusé. Avec un emplacement publicitaire dont l’audience avoisine les 100 millions de spectateurs, l’impact de la campagne est démesuré. Sans compter les potentielles retombées médiatiques et la viralité des réseaux sociaux. 

C’est d’ailleurs ce qu’il s’est produit. Avec cette singularité, YEEZY a vu son spot repris et partagé des millions de fois sur les médias sociaux. De quoi toucher une cible internationale et provoquer un certain désir pour certains clients potentiels. 

En prenant le contre-pied, YEEZY crée un effet de surprise et se démarque clairement des annonceurs présents sur l’événement. L’authenticité et la rupture avec les tendances actuelles, sont deux facteurs qui ont favorisé la visibilité de la campagne et la notoriété de la marque. 

Bref, une campagne stratégiquement réussie et adaptée à la visibilité d’un événement comme le Super Bowl. On peut même se dire qu’avec un concept similaire, mais diffusé sur un espace différent, et donc moins pertinent, comme le replay ou sur un encart de journal, n’aurait pas eu la même symbolique.

Une belle preuve qu’une stratégie réussie passe par un choix minutieux de son achat d’espace média, de ses canaux de communications et d’un plan média pertinent. Et si vous souhaitez un coup de patte sur l’achat d’espace, les pandas vous proposent un article dédié sur le sujet !

Radinerie ou génie, la campagne aura, quoi qu’on en pense, marquée les esprits et gagné son pari !

Des publicités à la pelle

Des pubs, des pubs et encore des pubs… Le paysage médiatique est saturé et chaque marque lutte pour attirer un peu plus l’attention de son public cible. 

Mais alors, comment se démarquer ?

Dans cet environnement compétitif, les marques qui réussissent sont celles qui osent innover, qui racontent une histoire à leur audience et qui laissent une empreinte dans l’esprit des consommateurs. Se démarquer est bien plus qu’un objectif, c’est une nécessité pour toute marque souhaitant prospérer dans un marché en constante évolution.

L’innovation pour rester dans la course

Dans un monde où les consommateurs sont constamment sollicités de messages publicitaires, la monotonie est le pire ennemi d’une marque. Pour se différencier, il est impératif d’innover, de briser les codes et de proposer un concept captivant.

Les marques qui osent innover sont généralement celles qui parviennent à attirer et à retenir l’attention de leur public cible. Que ce soit à travers des campagnes publicitaires, des partenariats ou en proposant des nouvelles expériences client, surprendre permet de sortir du lot et de se démarquer de la concurrence.

Diffuser des publicités créatives est un moyen puissant de captiver l’imagination du public. En adoptant des concepts novateurs et en utilisant des formats originaux, les marques peuvent créer des publicités qui se démarquent dans l’esprit des consommateurs. Par exemple, la campagne de YEEZY au Super Bowl avec son format original capte l’attention !

Toi + moi = collaboration spéciale

Les collaborations sont une autre stratégie efficace pour stimuler l’innovation et créer un buzz. En s’associant à d’autres marques, des célébrités ou même des artistes, une marque peut apporter une nouvelle dimension à sa communication. Elle permet d’attirer l’attention d’une nouvelle cible liée à la célébrité en question. 

La marque Dunkin’ a fait sensation lors du Super Bowl 2024 en réunissant une ribambelle de stars : Jennifer Lopez, Ben Affleck, Matt Damon, Tom Brady, Jack Harlow & Fat Joe. De quoi surprendre le public par un casting XXL (tout comme le coût de la campagne).

Le storytelling comme valeur sûre

Dans l’arène impitoyable du marketing et de la communication, le storytelling émerge comme une arme incontournable pour les annonceurs qui souhaitent se démarquer dans un paysage concurrentiel saturé. 

Le Super Bowl offre un terrain de jeu parfait pour illustrer l’impact du storytelling sur les publics cibles. Les marques ont rivalisé d’ingéniosité pour captiver l’attention de millions de téléspectateurs à travers des récits puissants et engageants.

La campagne de Budweiser lors du Super Bowl 2024 en est un très bon exemple. Plutôt que de simplement mettre en avant leur produit, la marque a choisi de raconter une histoire émouvante mettant en scène des individus ordinaires accomplissant des actes extraordinaires. 

En illustrant des moments de cohésion et de résilience, le tout avec une touche d’épique, Budweiser a réussi à établir un lien émotionnel avec son public, renforçant ainsi son image de marque. Un storytelling réussi, car, en plus de l’empreinte émotionnelle de la publicité, la marque réussit à mettre en avant ses différentes valeurs : solidarité, fidélité et générosité.

Un positionnement fort et comme le souligne le message publicitaire de Budweiser « since 1876 » (depuis 1876).

Le storytelling offre aux marques l’opportunité unique de se connecter avec leur audience sur un plan émotionnel, en créant des récits qui résonnent avec les valeurs et les aspirations de celle-ci. En racontant des histoires authentiques et captivantes, les marques peuvent à la fois se démarquer de la concurrence, et construire des relations durables avec leur public.

Dans un paysage médiatique où l’attention est devenue rare, le storytelling s’illustre comme un outil essentiel pour les marques et les annonceurs cherchant à se différencier des tendances et du marché.

Super Bowl : les marques et leurs publicités comme grandes gagnantes

Si le Super Bowl est l’événement sportif le plus regardé de l’année aux États-Unis, il offre surtout aux marques une opportunité sans limites pour se démarquer et pour captiver l’attention de millions de téléspectateurs.

Que ce soit par l’innovation, des collaborations improbables ou l’utilisation du storytelling, toutes les stratégies sont bonnes pour les annonceurs de capitaliser sur l’audience et la visibilité du Super Bowl. 

Et qui sait, peut-être qu’un jour, on verra un panda sur les écrans du Super Bowl !

Les stations de ski glissent sur les pistes de la communication

Les stations de ski glissent sur les pistes de la communication.

Les stations de sports d’hiver se sont mises depuis plusieurs années au digital. Leur place n’est plus seulement à la montagne, mais aussi sur les réseaux sociaux.

Les stations ne cessent de se réinventer et misent désormais sur la communication digitale !  Sous le soleil ou sous la neige, découvrez de nouvelles activités. Les trottinettes tout terrain prennent le relais de la plongée sous la glace et les festivals s’invitent en altitude.

De l’ère glaciaire à l’ère du digital.

Il y a un peu plus de 10 ans, les stations communiquaient peu ou indirectement. Elles reposaient davantage sur les potentielles retombées presse et le bouche-à-oreille.

En 2024, la majorité des stations est présente sur le web et la piste des réseaux sociaux n’est plus une option. De manière générale, une structure touristique qui n’est pas présente sur les médias sociaux, c’est comme descendre une piste noire après son premier cours de ski. Les probabilités de chuter sont très fortes.

Une stratégie digitale au sommet.

Aujourd’hui, être simplement présent sur les réseaux sociaux n’est plus suffisant, il faut nouer une relation avec ses clients pour les fidéliser.

Instagram, Facebook, TikTok et autres réseaux sociaux permettent de rassembler et de fédérer une communauté autour d’un élément : la montagne. Une stratégie social media réussie, c’est avant tout un référencement naturel amélioré, des posts partagés, commentés, un hashtag personnalisé, un taux d’engagement qui explose et un compte tagué par les followers pour communiquer sur leurs propres expériences (#lamontagneçavousgagne).

L’univers du social média permet de faire découvrir des stations sans même y mettre un pied. Grâce à une ligne éditoriale bien élaborée et des contenus variés comme des carrousels de photos, des réels, ou même des lives, il est possible de toucher de nombreux internautes. Une communication digitale ultra-visuelle qui devient un des ingrédients essentiels pour créer une expérience immersive et captivante pour chaque touriste. 

Les stations comme Les Arcs, Tignes, Val Thorens ou La Plagne sont très actives sur les réseaux sociaux. Elles utilisent ces canaux digitaux pour augmenter leur notoriété auprès d’une nouvelle cible, gérer leur image de marque, créer et fidéliser une communauté.

Et le meilleur dans tout ça ? 

Pour réussir sa stratégie, les médias sociaux offrent de nombreuses données et insights consommateurs précieux et pertinents pour toucher efficacement les cibles et atteindre les objectifs marketing.

Grâce aux outils de ciblage et de retargeting disponibles sur les réseaux sociaux, les marques et annonceurs adaptent leur stratégie de contenu et même les activités de leur station en fonction des intérêts des différentes audiences. 

L’occasion d’offrir un voyage sur-mesure aux communautés, les transportant sur les pistes du digital avec bonheur et satisfaction.

L’influence s’invite en haute altitude.

L’influence des célébrités est indéniable et peut avoir un impact significatif sur la popularité et l’attractivité des lieux touristiques. C’est donc naturellement que le tourisme et l’influence commencent à s’allier et les stations de ski sont même les précurseurs dans le domaine.

En 2019, l’Avoriaz avait invité les deux créateurs de contenus McFly et Carlito pour l’inauguration d’un restaurant. 

Résultats ? 53 600 abonnés supplémentaires sur le compte Instagram de la station et une e-réputation au top. On imagine aussi que cette activation a su générer du trafic sur les autres plateformes de la marque, et donc attirer quelques nouveaux prospects.

Autre exemple, la région Auvergne Rhône-Alpes avait aussi reçu Squeezie et Doigby aux Arcs pour les essayer au parapente et à la Via Ferrata.

Les objectifs de ces collaborations étaient davantage portés sur l’amélioration de l’image de marque. Une opportunité « de rendre la montagne sexy, été comme hiver » et de « parler aux jeunes » déclarait Laurent Cormier, directeur de la communication d’AURA Tourisme. Une réponse stratégique qui faisait suite à l’étude Poprock indiquant que la montagne n’était plus attractive chez les jeunes de moins de 30 ans.

Sur le principe, miser sur la popularité d’influenceurs et de créateurs de contenu pour augmenter la fréquentation des stations de ski semble être une stratégie intéressante. Malheureusement, il faut croire que toutes les campagnes n’ont pas eu les résultats escomptés au vu du non-renouvellement de l’expérience par la suite. 

Mais alors, pourquoi ?

Une stratégie digitale en manque de performances ?

L’utilisation de l’influence par les stations de ski n’a pas été un réel succès concernant les résultats stratégiques. On ne peut faire que des hypothèses, mais la question du ciblage est l’une des pistes de réflexion. 

En sollicitant des créateurs contenus comme cités précédemment, les stations de ski ont ciblé des publics relativement jeunes. Avec le recul, on peut se dire que le choix des influenceurs n’a pas été assez pertinent. Des ambassadeurs avec de fortes communautés (on parle en millions), mais avec des taux d’engagement et des taux de conversion parfois insuffisants. Au-delà des performances, c’est surtout des communautés qui représentent une cible pas forcément adaptée aux besoins et attentes de la marque.

Une audience composée de jeunes adultes, voire même d’adolescents, qui ont donc des priorités d’achat divers, parfois même, financièrement éloignées des stations de ski.

Collaborer avec des vidéastes peut être une stratégie de communication efficace pour atteindre un public jeune et engagé sur les réseaux sociaux. Mais le public cible de ces ambassadeurs n’est pas nécessairement celui qui est le plus susceptible de fréquenter une station de ski. 

D’autant plus pour un public mineur, moins disposé, même incapable de voyager seul. La présence de personnes plus âgées, avec un portefeuille plus important (CSP+) est donc nécessaire. Un public qui n’est pas forcément la cible des YouTubeurs choisis par les stations de ski et qui ont des préférences différentes en matière de destinations de vacances. Il est possible qu’aujourd’hui des campagnes de communication similaires fonctionneraient davantage. Le même public avec 5 ans de plus et un pouvoir d’achat supérieur serait plus disposé à investir dans des vacances à la montagne. 

Autre hypothèse, l’utilisation de l’influence par les stations est une stratégie intéressante concernant la visibilité des lieux touristiques, mais un peu moins performante sur leur fréquentation et la fidélisation des cibles.

L’axe de la stratégie s’est donc réorienté pour se retrouver sur celui de l’UGC. Ce sont désormais les personnalités publiques qui viennent aux stations de ski pour créer du contenu plus naturel et exposer la visibilité de la station.

Une rectification qui passe par la mise en place de stratégies pour attirer cette nouvelle clientèle et développer une relation-client privilégiée. Challenge réussi puisqu’en janvier, le vidéaste Djilsi a tourné à la Clusaz sans être officiellement en partenariat avec la marque. De même, pour Mastu qui a réalisé une vidéo à Courchevel pour sa chaine secondaire Mastu Gear 2.

La montagne s’active.

Été comme hiver, la montagne reste un terrain de jeu pour les vacanciers. Réduire les stations au sport d’hiver, c’est se couper d’une cible potentielle. Seulement 13% des Français pratiquent le ski ! De plus, avec la question du réchauffement climatique, elles doivent se renouveler pour se parer au manque de neige et de froid. 

Cette flexibilité permet aux stations de s’adresser à de nouveaux clients et d’ouvrir les portes de leur saison touristique de janvier à décembre.

Une stratégie sur toute l’année.

L’avantage de la montagne, c’est qu’on peut laisser tomber le summer body et profiter des nouvelles activités proposées par les domaines skiable. Un renouvellement d’activité qui permet de booster la communication, d’ajouter de nouveaux contenus et surtout susciter l’envie du public pour réaliser d’autres expériences. Que ce soit avec des trottinettes tout terrain, de la plongée sous glace (brrrrr) ou même des festivals, une nouvelle clientèle s’invite dans les stations. Et pour pousser cette cible à convertir, les stations font appel à l’événementiel dans leur stratégie d’acquisition.

Place désormais à l’événementiel.

L’événementiel joue un rôle essentiel dans le dynamisme des stations de ski, apportant une touche de magie et d’animation à ces destinations en altitude. Que ce soit sous la forme de festivals, de compétitions sportives, de concerts en plein air ou d’événements culturels, ces activités contribuent à animer les montagnes tout au long de l’année.

Ces événements attirent non seulement les passionnés de sports d’hiver, mais également une cible plus large, avide de divertissement et d’expériences uniques. En plus de dynamiser l’économie locale, l’événementiel renforce l’image de marque de la station, capable maintenant d’offrir bien plus que de simples descentes sur les pistes.

En intégrant habilement l’événementiel à leurs offres, les stations de ski peuvent enrichir l’expérience de leurs visiteurs et fidéliser leur clientèle en proposant des moments inoubliables dans un cadre inhabituel.

Le Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez permet, par exemple, depuis sa création en 1997, de faire connaître la station à un nouveau public : les cinéphiles. De même pour le Festival de musique Tomorrowland Winter qui s’invite également à l’Alpe d’Huez depuis 2019. Une nouvelle activation qui attire logiquement une nouvelle cible pour la station. 

La nouveauté fait débat avec ses répercussions environnementales, mais permet surtout à l’Alpe d’Huez de prolonger son affluence hivernale jusqu’à fin mars. En 2023, l’édition se déroulait du 18 au 25 mars et avait accueilli environ 22.000 personnes. L’Alpe d’Huez bat ses propres records d’affluence d’une année à l’autre. Coïncidence avec Tomorrowland Winter, on ne pense pas !

L’Alpe d’Huez accueille le festival Tomorrowland Winter

Des stations partenaires officiels du sport.

Cette fois-ci, on laisse de côté la communication digitale et les collaborations avec des célébrités, pour s’intéresser aux partenariats avec des clubs sportifs professionnels. Que ce soit pour leurs stages de pré-saison, ou pour des actions plus ponctuelles, les organisations sportives s’installent à haute altitude.

Que vous soyez supporter de l’Olympique Lyonnais ou de l’AS Saint-Étienne, les deux clubs de football ont conclu des accords avec des stations (pas de jaloux). L’OL avait, en 2019, signé un accord de deux ans avec Tignes, ce qui avait permis à la station de recevoir le label station sportive. Plus récemment, l’ASSE et La Plagne ou le Grenoble Foot 38 (GF38) et Chamrousse ont, eux aussi, leurs stations de prédilections. 

Des partenariats qui permettent aux sportifs de s’entraîner à haute altitude et de bénéficier des infrastructures des différents domaines. Pour les stations, elles bénéficient d’une visibilité et d’une notoriété accrue dans les stades et villes respectives. Pour aller même plus loin, ces initiatives renforcent l’image de marque de la station et attirent une clientèle en quête d’expériences exclusives et haut de gamme.

Ces partenariats permettent également de toucher une nouvelle typologie de clients. Les supporters passionnés de ces clubs sont désormais plus susceptibles de convertir et de s’offrir les services proposés par les stations de ski. D’autant plus lorsque l’on sait que certains abonnés des clubs (notamment ceux de l’ASSE) bénéficient d’offres spéciales sur la station de La Plagne. De quoi largement persuader les fans de rejoindre, eux aussi, la station officielle de leur équipe préférée. 

Dans le sillage des Jeux Olympiques de Paris 2024, les marques investissent massivement dans le sport et les domaines skiables ne dérogent pas à la règle.

Les collaborations avec des organisations sportives permettent à certaines stations d’obtenir des labels et des certifications, comme le label « station sportive ». Cela renforce leur positionnement en tant que destination idéale pour les amateurs de sport, qui peuvent profiter de la qualité des installations dernier cri.  

Les partenariats entre les stations de ski et les équipes sportives professionnelles offrent une multitude d’avantages et d’opportunités pour les deux parties. Un retour sur investissement prometteur, qui pourrait bien faire évoluer le sponsoring sportif vers de nouveaux sommets.

Des partenariats exclusifs.

Les stations de ski ont décidé d’innover et de sortir du marketing traditionnel pour élaborer une nouvelle stratégie basée sur l’expérience client. 

Grâce à de nouvelles marques partenaires, les stations étoffent leurs offres et services, pour élargir leur palette d’activités et proposer des expériences client complètes et diversifiées. Par exemple, les collaborations avec des marques automobiles telles qu’Audi et Hyundai offrent aux stations l’opportunité de bénéficier d’un équipement de qualité.

En échange, les marques automobiles peuvent bénéficier d’une visibilité accrue auprès d’un public captif et engagé. Une activation osée qui se concentre sur un lieu spécifique et qui permet aux annonceurs de développer leur notoriété et proposer une expérience client immersive.

Ces partenariats sont aussi une mine d’or concernant la création de contenu attractif pour les réseaux sociaux et de manière générale pour les canaux de communication de la marque. Un brand content inédit et surtout un contenu à valeur ajoutée, qui attire plus facilement l’attention d’un public large et renforçant le positionnement de la station comme LA destination tendance et incontournable du moment. Les partenariats avec des marques représentent une stratégie marketing digitale puissante pour les stations de ski, leur permettant de se démarquer dans un marché assez concurrentiel.

La com’ n’épargne pas la montagne ! 

La montagne a véritablement évolué vers une ère 3.0, adoptant les outils de communication et de marketing digital pour s’assurer une présence constante dans l’esprit des vacanciers. Pour cela, la communication digitale est devenue un pilier incontournable, avec les réseaux sociaux comme terrains de jeu privilégiés. Les stations les plus performantes ne se contentent pas d’être présentes, mais établissent de véritables relations avec leur communauté, utilisant des stratégies digitales captivantes, un contenu engageant et l’utilisation de l’influence.

D’ailleurs, si la piste des influenceurs a été explorée, elle a parfois montré ses limites en termes de conversion et de ciblage. Ainsi, les stations ont réorienté leurs efforts vers l’User Generated Content (UGC), attirant cette fois-ci de nouvelles personnalités publiques et leurs communautés.

Si l’efficacité des leviers digitaux ne sont plus à prouver, celui de l’événementiel est tout aussi pertinent. Les événements, qu’ils soient sportifs, culturels, ou musicaux, jouent un rôle essentiel dans le dynamisme des stations, attirant un public plus large et prolongeant l’affluence hivernale. Les partenariats avec des clubs sportifs professionnels ont également émergé comme une stratégie fructueuse, offrant une importante visibilité et notoriété aux stations.

En parallèle, des collaborations exclusives avec des marques telles qu’Audi et Hyundai renforcent l’offre des stations, créant des expériences client diversifiées. Cette approche, combinée à une communication constante tout au long de l’année, positionne la montagne comme une destination 3.0 incontournable.

Bref, le topo est simple, il faut communiquer toute l’année !

Une stratégie marketing bien ficelée couplée à une communication omniprésente, c’est l’une des clés du succès de la montagne 3.0. La diversification d’activités des stations de ski, est également un avantage pour l’attractivité des stations qui par conséquent permet d’offrir aux vacanciers une multitude d’options pour profiter de la montagne toute l’année.

L’histoire d’amour entre la communication et les soldes

La communication et les soldes

La période des soldes, c’est l’occasion pour les consommateurs de dénicher des trésors à des prix imbattables. Mais, pour les marques, c’est
une opportunité stratégique où la communication joue un rôle clé dans la maximisation de leur attractivité. Les soldes, bien plus qu’une course aux bonnes affaires, ce sont une véritable stratégie marketing !

À la conquête de l’audience

Les marques ne font pas les choses à moitié quand on parle de soldes. Des annonces colorées, aux remises exceptionnelles en passant par les ventes privées, autant dire que les consommateurs en auront pour leur argent.

Et pour cela, les annonceurs mettent toutes les chances de leur côté avec des stratégies cross-canal. Des spots télé aux ondes radio, des magazines aux plateformes en ligne, chaque canal devient un diffuseur d’offres sensationnelles, de réductions de prix, de promotions…

La communication passe aussi par les réseaux sociaux, le rendez-vous en ligne qui permet de se retrouver, discuter, partager et pour les marques : de vendre. 

Tout ça avec un compte à rebours, parce que toutes les bonnes choses ont une fin. Un procédé qui permet également aux marques de raréfier leur produit et de le rendre encore plus attractif. C’est rare et c’est moins cher, alors c’est le moment d’acheter !

Quels canaux de communication pour les soldes ?

L’emailing, droit au but 

Le mail, c’est la voie royale pour les annonceurs.  Des offres exclusives, parfois même personnalisées qui sont directement envoyées chez le consommateur. Pas, ou en tout cas peu, de doutes sur la réception de l’offre, mais quid de la lecture du mail ?

C’est un des gros dilemmes des newsletters et de l’emailing en général, le taux d’ouverture et la lecture du support. Des indicateurs qui sont parfois peu performants, notamment sur des envois de masse. 

Pour y remédier, la personnalisation du mail, l’accroche ou même le design de celui-ci peuvent être des leviers intéressants pour augmenter votre taux d’ouverture. N’oubliez pas le fameux « call-to-action », le bouton indispensable pour pousser votre cible à l’action. 

Bon au-delà, des potentiels inconvénients du mail, ce canal permet aux marques de donner un sentiment de confiance et d’appartenance au consommateur. L’exemple des codes pomos personnalisés en sont la preuve. Désormais, chaque e-mailing est une porte d’entrée vers une expérience d’achat.

On vous le redit, mais les courriers électroniques sont parfaits pour transmettre un message personnalisé aux consommateurs. Dans la même idée que les publicités ciblées, les offres proposées s’adaptent aux besoins et envies de l’utilisateur en fonction de ses dernières recherches et visites sur internet. Données récoltées préalablement par les marques sur leur différents canaux et qui sont réutilisées dans un entonnoir de conversion spécialement conçue pour la période des soldes.

Les réseaux sociaux : un point de contact supplémentaire avec la cible

Les réseaux sociaux n’y échappent pas ! Les soldes inondent nos médias sociaux que ce soit en publication organique ou sponsorisée. 

Chaque publication est une invitation à ne pas passer à côté de LA réduction de l’année. L’objectif est simple : informer sur la promotion, répéter le message jusqu’à la conversion finale, l’achat. 

De nombreux et différents points de contact avec la communauté qui permettent aussi aux annonceurs d’affiner leur ciblage pour plus de résultats. Chaque réseau, sa cible et chaque public son objectif. Conversion, trafic, retargeting toutes les fonctionnalités des médias sociaux sont sollicités pendant cette période des soldes. 

Là encore, la conversion et la vente sont recherchées, mais la fidélité entre également en jeu…

L’événementiel pour une expérience client unique

Certaines marques vont encore plus loin en organisant leur propre soirée VIP avec des ventes privées et des événements exclusifs (plus des petits fours). 

Oui, des soldes pas comme les autres qui se retrouvent principalement dans le domaine du luxe, de la cosmétique ou même de l’aménagement haut de gamme. Ces moments intimes créent une connexion spéciale avec la clientèle. La marque propose l’exclusivité aux consommateurs leur donnant accès à un « club privé ».

Le simple consommateur devient un invité d’honneur et de choix de la marque (des invités de marque même), une stratégie coûteuse, mais qui permet de tisser des liens uniques avec sa cible. De l’élégante invitation jusqu’à l’arrivée dans un lieu privilégié, avec la présence d’égérie ou de célébrités, chaque détail est conçu pour faire passer un moment exceptionnel au client. 

Bien plus qu’un simple évènement qui permet de vendre des produits, cette stratégie événementielle permet de fidéliser le client sur le long terme et de l’élever au rang d’ambassadeur de la marque. 

Les marques qui se démarquent

Le luxe, un domaine à part entière

Les stratégies de communication varient selon le domaine d’activité, l’objectif, les valeurs et les cibles de l’entreprise, jusque-là pas de grandes nouveautés, mais le luxe est un secteur à part entière. 

Un domaine qui utilise des stratégies marketing qui se distinguent des marques « grand public ». 

À l’occasion des soldes, les marques de luxe ne font pas des rabais sur leurs articles (à notre grand désespoir). À l’inverse, elles communiquent davantage toute l’année sur des ventes privées ou des évènements exclusifs diffusés à une clientèle sélectionnée. 

Rien n’est laissé au hasard, les marques récompensent surtout des VIP, des clients fidèles ou des personnes inscrites sur des listes exclusives de la marque.

Des entreprises comme Dior ou Chanel créent donc une atmosphère d’exclusivité qui leur permettent de renforcer leur positionnement haut de gamme et le sentiment d’appartenance à un cercle très prisé des consommateurs. 

Les marques « grand public » misent sur le mass market

À l’inverse, les marques dites « grand public » se concentrent plus sur l’accessibilité de leur produit, avec des stratégies se concentrant sur des appels de prix plus fous les uns des autres. 

Une communication orientée sur des promotions et qui permet de toucher et d’attirer un large public. Pour cette période de soldes, les entreprises avec des cibles mass market se concentrent sur le rapport qualité-prix de leurs produits dans leur stratégie. 

En plus de cet axe de communication, ces marques utilisent des canaux de diffusion plus larges tels que les médias sociaux ou encore la télévision afin de toucher une audience plus large. 

L’esthétisme des soldes ?

Le rouge, le jaune, les caractères en gros (très gros), des têtes de gondole chargées, posts réseaux sociaux ou même affiche, en période de braderie tout est permis. Du moins c’est ce que l’on retrouve chez les marques grand public. 

On est loin de la belle campagne publicitaire esthétique avec une direction artistique recherchée, qui fait passer un message subtil à son public.

Ces nuances de rouge et jaune qui clignotent comme des feux de signalisation sont plutôt audacieuses, mais pourquoi ce choix ?

L’objectif n’est pas de faire du beau, mais de capter l’attention de la cible avec des couleurs vives et du texte en gras.

Les couleurs rouge et jaune sont des maîtres de l’urgence et de l’excitation. Le rouge évoque le dynamisme et l’engagement qui est en plus symbolisé par le call to action). Le jaune apporte une touche d’énergie et d’optimisme, bon, c’est surtout que le contraste avec le rouge, vous rapidement tape dans l’œil.

Ensemble, elles forment un feu d’artifice qui annonce une fête, une invitation à la célébration des bonnes affaires.

Ces choix graphiques sont aussi une technique psychologique. Les couleurs vives stimulent l’excitation qui crée une ambiance propice aux achats impulsifs. Cette esthétique vise à éveiller un sentiment d’opportunité limitée, incitant le consommateur à agir rapidement avant que la promotion ne disparaisse.

L’esthétisme des soldes n’est pas fait pour durer, mais pour impacter à un instant T. 

En revanche, on remarque que ces codes graphiques se retrouvent principalement dans les visuels des marques grand public et ne s’appliquent pas pour le haut de gamme. 

Par exemple, Nike qui collabore avec des marques de luxe tel que Dior ou Louis Vuitton adopte un design sobre dans ces communications. Des couleurs à la charte de l’entreprise, avec le blanc et le noir qui remplacent le mythique rouge et jaune des soldes.

Les mots utilisés par certaines marques montrent une volonté de se différencier de l’image grand public. Nike et Samsung ne mentionnent pas les termes « soldes d’hiver » comme Puma ou Huawei, mais « offre d’hiver ». 

Au final, les tendances graphiques des soldes ne sont pas qu’une question de design. C’est une véritable stratégie visuelle et rédactionnelle qui s’adapte à l’image de la marque. Les annonceurs jouent sur les émotions et l’urgence d’achat pour créer un impact immédiat. À l’inverse, les marques « haut de gamme » gardent une cohérence et une harmonie avec leur identité visuelle contrastant avec les soldes grand public. 

Les visuels qui attirent l'oeil pour les soldes

Pas de soldes chez eux

Tout le monde, ne brade pas ses prix à l’approche de la période des soldes, que ce soit Apple, Gucci ou Back Market. 

Un phénomène de moins en moins rare qui s’explique par des motivations variées, allant de la préservation de l’image de marque à l’engagement éthique.

Le plus gros vendeur de smartphone de 2023 a fait le choix stratégique depuis ses débuts de ne pas participer aux soldes. Son image repose sur la qualité, la durabilité et l’avant-gardisme. Apple créé alors un sentiment d’exclusivité, positionnant ses produits dans le haut de gamme comme des investissements à long terme plutôt que des biens de consommation éphémères.

Dans le monde du luxe, la stratégie est similaire, les marques préservent leur image d’exclusivité et de haut de gamme en ne faisait pas de réduction.

La qualité des produits, le renouvellement et l’innovation, qu’elles proposent, les obligent à mettre un point d’honneur sur l’exigence de leur satisfaction client. C’est en tout cas l’explication de Louis Vuitton sur l’absence de soldes ou de promotion.

Les marques haut de gamme, entretiennent la rareté de leurs produits et renforcent leur statut prestigieux. Elles mettent l’accent sur leur qualité plutôt que sur des prix avantageux. Il est vrai que si du prêt-à-porter Yves-Saint-Laurent serait accessible à toutes et tous, son image de marque luxe en prendrait un coup, non ?

Les soldes, c’est aussi la surconsommation, des prix avantageux qui poussent à acheter sans même répondre à un besoin. C’est pourquoi l’aspect éthique rentre en jeu aussi pour certaines marques.

Thomas Huriez, fondateur de 1083, créateur de vêtement Made in France et écoresponsables préfère vendre « au juste prix » toute l’année pour lutter contre la fast-fashion.

C’est aussi le cas de Jennifer Maumont, la co-fondatrice de Jules & Jenn, qui parle de garder conscience de « la valeur des produits » et du coût de production avec le paiement convenable de la main d’œuvre, les matières premières…

L’aspect écologique est une des raisons pour certaines marques de ne pas pratiquer à la tradition des soldes.

Pour finir, Back Market mise sur des prix réduits toute l’année. 

D’ailleurs, la campagne affiche fièrement ses convictions via sa campagne lors du Black Friday. Pas besoin d’un vendredi noir pour avoir des promotions chez le leader du reconditionné, les produits étant déjà largement en dessous du marché !

Sensibiliser sans culpabiliser

Campagne de pub de la prévention routière

Les initiatives pour prévenir des dangers plutôt que de les guérir se multiplient. Mais la ligne qui sépare la sensibilisation de la culpabilisation est très fine. Il faut être sacrément bon équilibriste (un peu comme des pandas dans les arbres).

Le Dry January, les campagnes de la sécurité routières, la prévention sur les dangers de la consommation de drogue… ces communications ne sont effectivement pas comme les autres.

Alors, comment éveiller les consciences sans engendrer un sentiment de blâme ?

Un renouveau dans la prévention publicitaire

On vous emmène pour un petit saut dans le temps ! 

Quelques années en arrière, les campagnes publicitaires de prévention mettaient en avant des scènes violentes (sang, accident…). L’objectif de ces campagnes était simple : interpeller la cible des dangers d’une pratique (excès de vitesse, alcool, drogue…). 

Bon, côté direction artistique, on est loin de ce qu’on peut voir actuellement sur nos écrans.

La mise en scène des différents spots s’orientait davantage vers des images sombres, une voix off grave, une musique triste et des images chocs, parfois même les quatre à la fois. Des prises de position artistiques fortes qui se mettaient au service du message principal : la prévention.

Un type de publicité bien particulier qui est, en majorité, utilisé par des annonceurs institutionnels. On pense au Gouvernement et à la Sécurité routière, qui visent à sensibiliser et d’éduquer une audience large et à gagner rapidement en visibilité.

Et oui, le choc est une des solutions pour toucher votre public, rester en mémoire et augmenter la mentalisation du message.

Dans le meilleur des cas, le visuel est si impactant, parfois même malaisant, que le message publicitaire est automatiquement retenu par le public cible. Faire une bonne pub, ce n’est pas forcément faire quelque chose de beau et d’esthétique, mais quelque chose qui sera retenu par ses cibles.

Du nouveau dans la publicité

Au cours des dernières années, les campagnes préventives en France ont subi une transformation marquante. Loin des tactiques cherchant à choquer le public pour susciter une réaction, les stratégies actuelles s’orientent vers une approche plus positive et engageante.

Cette transformation reflète aussi un changement d’époque et des besoins des consommateurs. Ce renouveau des méthodes publicitaires plus traditionnelles s’inscrit donc dans la volonté des annonceurs d’atteindre leur public de manière plus efficace.

Ce renouveau s’explique également par les conjonctures actuelles. Crise écologique, guerres et inflation, pas la peine d’en rajouter d’une couche avec des publicités qui vous plombent le moral. 

D’ailleurs, le média STRATÉGIES vous l’explique plutôt bien avec son article « L’humour de retour dans la pub française »

Oui, l’humour est de retour et on est carrément pour ! 
AHAHAHAH.

Prévenir avec un œil positif 

Les campagnes de préventions mettent de côté l’aspect moralisateur, créant un sentiment de culpabilité chez le public, et se tournent désormais vers l’humour, la positivité et la mise en avant des bénéfices, notamment pour un changement de pratique.

Et oui, pour faire une publicité réussie, plusieurs leviers s’offrent à vous !

Le Dry January en est l’exemple parfait.

La campagne de santé publique célèbre la sobriété plutôt que de stigmatiser la consommation d’alcool. 

Pour rappel, le Dry January, ou « janvier sobre », « mois sans alcool », est une campagne de santé publique incitant à l’abstinence de consommation d’alcool tout le mois de janvier.

Cette campagne de communication met l’accent sur les avantages de l’abstinence de consommation d’alcool. Ici, l’annonceur diffuse un message positif avec du contenu éducatif, incitatif et engageant, sans oublier un ton assez familier renforçant la proximité avec la communauté.

D’ailleurs, sur les réseaux sociaux de l’organisation @dryjanuaryfr, vous verrez davantage de publications orientées sur l’humour avec l’utilisation de memes ou des interviews avec des spécialistes renforçant la crédibilité de cette campagne. Aujourd’hui, Dry January rime avec amélioration de la santé mentale, regain d’énergie et redécouverte de soi !

La pub version 2024, ça ressemble à quoi ?

Pour vous faire un rapide bilan, faire de la publicité, c’est d’abord être un grand optimiste.

Les annonces publicitaires les plus récentes s’axent d’autant plus sur les aspects positifs d’un changement de pratique ou d’un bon comportement, plutôt que sur les conséquences d’une mauvaise conduite. 

Ce type de campagne de publicité permet d’interpeller votre audience sans la faire culpabiliser. Une approche plus constructive et authentique qui crée une expérience positive pour la cible. 

Le public ne se sent pas contraint de changer ses pratiques, mais plutôt encouragé d’essayer une nouvelle alternative proposée par l’annonceur.

Et c’est là tout le paradoxe avec cette stratégie publicitaire : le public cible est bien plus enclin à respecter ces préventions parce qu’il a l’impression d’avoir le choix d’effectuer une bonne action.

Le changement en image

Les campagnes préventives ont évolué avec les années dans leur manière de transmettre les messages publicitaires. Prenons l’exemple des campagnes sur le port de la ceinture en voiture. 

Attachez-vous (c’est le cas de le dire) dans ce saut dans le temps !

Une communication d’un autre temps

Retour sur un spot de 2007, l’année du premier iPhone et de la première tournée mondiale des Daft Punk (p’tit coup de vieux, non ?).

Une publicité qui met en scène une situation de la vie quotidienne, en voiture, avec des amis tous joyeux pendant leur trajet. Une situation vécue par tous, à laquelle on s’identifie forcément.

Vous le sentez venir, le drame, le geste qui peut bouleverser le cours d’une vie ?

Une personne non attachée, un accident et le drame est là.

Si la situation semble déjà marquante, le créatif est allé encore plus loin en reconstituant visuellement l’horreur de la scène.

La personne est projetée contre le pare-brise et la publicité nous rend témoin d’un choc violent et réel. La victime ensanglantée est une image marquante qui reste en mémoire, tout comme l’expression des personnages secondaires terrifiés par l’accident.

Un spot publicitaire fort, qui peut heurter la sensibilité du public, mais qui trouve son efficacité dans l’impact psychologique provoqué dans la vidéo. 

Ce spot marque également un point de rupture dans l’espace publicitaire avec ses couleurs ternes et son scénario catastrophe qui se différencie des belles images et des scènes joyeuses habituelles.

Comme le scénario, la campagne publicitaire nous percute, elle crée de la peur pour que le message puisse être mémorisé par la cible : attachez votre ceinture.

Et aujourd’hui ? 

De retour en 2023, déjà l’iPhone 15, les Daft Punk n’existe plus et les campagnes préventives ont bien changé.

Sur le même thème préventif, mais avec un processus opposé, les campagnes de communication changent de stratégie. 

Cette fois, le message clé n’est pas traité par la conséquence, celle de ne pas s’attacher, mais plutôt par la récompense : un geste simple pour rester vivant.

Le Gouvernement et la Sécurité routière s’engagent toujours en faveur du port de la ceinture de sécurité, mais cette fois-ci version happy ending.

Une publicité plus ludique, colorée, où les rires et sourires remplacement l’horreur, une diversité représentée avec un ton bien plus léger, la campagne « Avec la ceinture, attachons-nous à rester vivants » regroupe tous les codes des tendances publicitaires de ces derniers mois.

Une campagne bien loin des violentes images de 2007, mais qui réussit quand même à capter notre attention en reprenant la chanson des Bee Gees : Stayin’ Alive. Une chanson toute trouvée par rapport au thème de la campagne marketing et qui prend également sens dans le renouveau de la chanson grâce à la plateforme TikTok. Stayin’ Alive en devient même le slogan de la campagne.

Avec le rythme entrainant de la chanson, les acteurs du spot nous plongent dans un monde coloré avec une chorégraphie tout droit sortie des années 70, traduisant le geste de la ceinture.

Quand on connait les tendances actuelles et le mimétisme des publics cibles avec les danses Disney, TikTok ou même de la Star Academy, cela va sans dire que cette campagne va rester dans un coin de leurs têtes.

Aujourd’hui l’objectif n’est plus de choquer, mais d’interpeler, de capter l’attention et de rester en mémoire de manière originale.

Entre 2007 et 2023, les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. 

Les enfants ont grandi, les adultes ont vieilli, les mœurs ont changé et la communication a évolué ! 

Aujourd’hui, pour sensibiliser, la solution n’est plus de choquer ou de culpabiliser, mais d’engager le public de façon créative et divertissante.

Quand le jeu vidéo s’invite dans le marketing.

Les jeux vidéo se sont largement installés dans notre quotidien et de manière plus générale dans notre société. Le marketing l’a bien compris et tente désormais une nouvelle approche auprès des audiences, celle de la gamification.

La gamification et la communication, la nouvelle paire inséparable

La gamification désigne le fait d’introduire certains mécanismes de jeu ou de procédés ludiques et interactifs dans des processus d’apprentissage, de management ou de marketing.

Actuellement, les publicitaires sont dans une recherche de communication plus ludique, qui fait passer des messages inconsciemment au public. Les annonceurs misent alors sur les expériences positives et marquantes, bien plus efficaces en matière de mémorisation et de conversion.

La notion de jeu, de mission à accomplir permettent de satisfaire un désir personnel. Donner des récompenses à l’utilisateur selon ses pratiques lui procurera de la joie. Cette approche de sensibilisation permet de ne plus faire culpabiliser le public sur des sujets importants, mais de l’informer de manière plus divertissante.

L’équation est simple : vous jouez, participez au projet, vous retenez le message et mieux encore, vous partagez le message autour de vous. En exploitant les mécanismes de jeu, les annonceurs génèrent un fort sentiment d’implication, renforçant ainsi la notoriété de la marque.

Une relation gagnant-gagnant entre l’annonceur et sa cible.

Le digital, l’allié parfait de la gamification.

La gamification dans le marketing a émergé comme une stratégie novatrice pour captiver et engager le public et le numérique n’y est pas pour rien.

En fusionnant les principes du jeu avec les campagnes digitales, les entreprises peuvent désormais créer des expériences interactives qui stimulent l’engagement des consommateurs. Cette nouvelle approche transforme la manière dont la publicité est perçue, s’adaptant aux habitudes de consommation de la population, mais aussi en transformant les consommateurs passifs en participants actifs. 

La gamification, associé au digital, offrent de nouvelles possibilités aux marques et aux publicitaires. Jeux concours, récompenses ou encore défis sont au cœur des stratégies digitales. 

Les campagnes digitales et l’utilisation de la gamification permettent également de collecter des données pertinentes sur le comportement des utilisateurs, fournissant aux marques des informations précieuses pour affiner leurs stratégies et ciblage. 

Sortez du train-train quotidien avec la gamification

La SNCF a, cette fin d’année, réitérée l’utilisation de la gamification avec sa « Retrainspective 2023 ». Un petit résumé de nos trajets en train de manière décalée et amusante.

En 2022, cette initiative avait fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. Les avis disparates des internautes se divisaient entre ceux qui saluaient la sensibilisation sur l’empreinte carbone et ceux qui s’amusaient de ne pas voir afficher le nombre de grèves, trains retardés, annulés ou la hausse des prix.

Bon, même si on peut critiquer la SNCF, cette initiative plutôt bien pensée vient s’inscrire dans une volonté de sensibiliser le public de manière divertissante. 

Cette année, le ton décalé de l’entreprise ferroviaire a permis de séduire davantage ses utilisateurs. Une communication légère et personnalisée qui permet d’interpeller la cible et d’être relayée sur les réseaux sociaux.

Tendances et actualités pour 2024

Les nouvelles tendances de la communication, du graphisme et du web en 2024

Nouvelle année, nouvelles tendances, nouvelles nouvelles (ça en fait des nouvelles). 
Les nouveautés 2024 du monde de la communication font leur apparition ! Du graphisme au web en passant par les réseaux sociaux, attachez vos ceintures pour faire le tour de la com’ de 2023 et les prédictions pour 2024.

Les nouvelles tendances graphisme de l’année 2024

Et si on parlait des nouveautés côté graphique ?

Entre la couleur de l’année dévoilée par Pantone, l’IA qui fait son bonhomme de chemin et des nouvelles images de marques, le marché du graphisme et du design s’annonce passionnant pour 2024 ?

La couleur de l’année 2024

Vous n’êtes sûrement pas passé à côté, le nuancier le plus connu du monde, Pantone, a annoncé « Peach Fuzz » comme la couleur de 2024. 

Pour le spécialiste mondial de la couleur, elle traduit « notre désir de prendre soin de soi et des autres. C’est une couleur pêche, douce et veloutée dont l’esprit enveloppant enrichit le corps, l’âme et l’esprit. » 

On espère qu’elle vous plait, parce que cette année, que ce soit dans la communication ou la mode, vous allez forcément la rencontrer. D’ailleurs, on hésite presque à repeindre un mur de la bambouseraie en Peach Fuzz…

L’IA impacte les outils créatifs

2024 n’échappe pas à la règle, l’IA sera un des éléments technologiques incontournables de l’année. Dans nos vies personnelles, nos métiers, mais aussi et surtout dans le graphisme, l’intelligence artificielle s’intègre dans notre quotidien.

L’IA s’invite chez Adobe. Cette fois c’est fait, l’IA de Photoshop, Firefly, sort de sa Beta et intègre officiellement le logiciel en 2024.

Adobe Firefly, l’outil de remplissage génératif fait ses preuves sur Photoshop.

Le nouvel outil d’Abobe permet aux créateurs, du débutant au plus expérimenté, de générer et transformer des images à partir de prompt à destination de plusieurs modèles d’intelligence artificielle. L’IA de l’outil ne s’arrête pas là puisque Firefly sera, à termes, intégrée à Illustrator et d’autres applications de la suite Adobe comme Adobe Express. 

Via cette nouveauté, l’objectif d’Adobe est clair : faciliter le travail des graphistes tout en leur apportant des fonctionnalités plus rapides et plus performantes. À cette intelligence artificielle, s’ajoute donc une importante base de contenus images, audios, illustrations, vidéos ou contenus 3D, mais également de nouveaux pinceaux 

Bref, avec Firefly, Adobe permet au monde du graphisme de concevoir un univers visuel riche et (presque) sans limite…

Et si la technique du collage revenait à la mode ?

Un procédé assez récent et qui s’est essayé à plusieurs mouvements artistiques : futurisme, surréalisme, dadaïsme, pop art…

Vous l’avez déjà sûrement pratiqué, ciseaux, papier et colle à la main, un passé lointain (fort lointain…)

Pour parler un peu technique et sortir des salles de maternelle, le collage permet de donner du dynamisme à une création visuelle. Avec un aspect fait main, presque artisanal, cette technique est relativement appréciée par les marques et les consommateurs ces derniers mois. 

L’authenticité et la proximité avec les communautés recherchées dans les communications sont plutôt bien représentés à travers cette tendance graphique et s’intègrent désormais dans les images de marque.  

Un mouvement qui aspire à être utilisé sur de nombreux supports en 2024 comme les affichages print, les contenus vidéo ou même les écrans publicitaires numériques…

Cette tendance graphique n’est pas la seule à être à la mode pour 2024…

Les styles à la mode

Le surréalisme est de retour avec des motifs fantastiques et des combinaisons atypiques qui s’inspirent du mouvement artistique du XXe siècle.

Les formes organiques prennent de plus en plus de place dans les designs, mais l’année 2024 sera peut-être l’année de son essor.

Avec la hausse de la gamification, la pixellisation prend de la place aussi !

La nostalgie du design des jeux vidéo 8 bits comme Pacman, Super Mario Bros 1885, Tetris… se retrouve dans les designs et s’adapte à tous les supports, que ce soit print ou digital.

L’heure des rebrandings pour les marques ?

À l’image de Deezer qui a rafraîchi sa charte graphique fin 2023, les marques recherchent un changement générationnel. Une identité plus moderne avec des polices arrondies, des couleurs vives et fluorescentes. 

Deezer s’affirme avec une identité forte et osée. 

L’utilisation du bold dans la typographie le confirme. Celle du violet également, n’est pas un hasard. La couleur de l’inclusivité, une teinte lumineuse qui peut rappeler celle des néons, mais aussi et surtout celle de la pop d’après le média Nylon. Le cœur comme icône fait écho à son point commun avec la musique, à savoir le rythme. Le rythme de la musique avec ses vibrations et le rythme cardiaque ! 

Deezer fait vibrer son cœur, mais aussi les réseaux sociaux. 

Une nouvelle identité qui n’a pas laissé indifférent, jusqu’à être un des sujets en TT de X. Un véritable revirement de bord pour la plateforme française qui s’adresse dorénavant à une cible plus jeune et qui espère, avec cette identité visuelle, créer une communauté à son image. Un nouveau design qui s’adapte bien mieux à une communication digitale et qui permet à la marque de revoir sa stratégie de communication globale.

Depuis 2007, le logo avait subi quelques évolutions, mais pas aussi importante. 

Bon, le changement de la part de Deezer, a été plus ou moins bien accueilli par cette communauté justement puisque certains internautes pensaient à un troll. Un petit bad buzz pour démarrer, ce n’est pas le plus agréable, mais pour la visibilité et la notoriété, ça reste efficace.  

Dans un style pop art, art déco et pubs des années 80 (en version 2.0), les entreprises risquent de renouveler leur charte pour se donner une nouvelle image, plus moderne ! 

Le renouveau des réseaux sociaux 

Le social media s’enrichit pour 2024, nouveautés, changements, bouleversements… toute l’actu est là !  

Threads, le X de Meta. 

C’est la grande nouveauté pour 2024, la nouvelle application de Meta est sortie le 14 décembre 2023 en Europe et pourrait devenir le nouveau terrain de jeu des marques. 

Le nouveau réseau social de Meta s’attaque au format de X : une plateforme ultra-interactive, plutôt destinée aux contenus chauds et qui base son algorithme sur l’engagement. Sur le papier (enfin, sur le clavier), rien de nouveau par rapport au réseau d’Elon, si ce n’est un effet de mode qui agite les internautes, une ambiance plus chaleureuse et une bienveillance qui se font rare chez X.

L’IA est bel et bien là.

On vous l’a déjà présenté pour le graphisme, mais l’IA est encore plus développée du côté des médias sociaux.

Si 2023 était l’année de sa démocratisation avec Chat GPT et MidJourney, 2024 est l’année de la banalisation de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le quotidien des community managers. 

Le développement des IA notamment pour la suggestion d’axe stratégique et la génération de contenu, amène à une standardisation et automatisation de ces pratiques. Sympa pour les Social Media Managers…

Des intelligences artificielles comme Chat GPT permettent d’intégrer des contenus spécifiques d’une entreprise qui sont traités et analysés pour créer de nouveaux documents, images ou vidéos. Pour aller même encore plus loin, les IA sont dorénavant intégrées dans les plateformes et outils digitaux comme Canva ou même Notion.

Le retour du format long ? 

Le format court et vertical initié par les Réels Instagram, les Shorts Youtube ou les classiques TikTok ne vont pas disparaitre et restent des formats tendances et performants. 

En revanche, les plateformes comme Instagram ou TikTok incitent ses créateurs à la création de format plus long en allongeant la durée des Réels pour Instagram et en rémunérant plus cher les vidéos de plus d’une minute pour Tiktok. 

Si le format long permet à une marque d’opter pour une démarche spécialisée et plonger en immersion sa communauté, c’est aussi un moyen pour les plateformes de garder l’utilisateur le plus longtemps possible sur leurs systèmes.

De nouveaux outils pour fédérer ? 

Sur les réseaux sociaux, pour performer et être correctement référencé, l’engagement et l’interaction avec sa communauté sont les clés de la réussite. Cette année, comme depuis quelque temps, les algorithmes se transforment pour mettre en avant les profils et comptes qui interagissent le plus.

Pour mettre en pratique ces changements, le groupe Meta a développé plusieurs fonctionnalités afin d’augmenter les échanges et interactions entre créateurs de contenu, marques et communauté.

Canaux de diffusion, channels sur WhatsApp et même l’arrivée de Threads, tout est mis en œuvre pour que les internautes interagissent entre eux.

Des dispositifs qui étaient encore une découverte en 2023, mais qui pourront devenir de vrais incontournables en 2024.

Adieu les hashtags ? 

Que ce soit Elon Musk (propriétaire de X) qui les nomme comme les « reliques du passé » ou Meta qui expérimente sur le Threads australien un système sans #, les hashtags semblent disparaître à petit feu. 

Alors pour le référencement, le SMO (Social Media Optimization) ne se limitera plus aux hashtags, mais devra être l’objet d’une vraie stratégie. Recherche de mots clés, l’amélioration des descriptions, optimisation des profils et des légendes… la fin des hashtags marque un vrai renouveau dans le référencement naturel.

Viser plus petit pour avoir plus grand ?

Les marques et les influenceurs, une grande histoire d’amour qui dure depuis déjà quelques années. D’ailleurs, on vous en a déjà un peu parlé dans notre article “Les stars et les marques, un combo dangereux ?”

Bon, sans surprise, 2024 ne sera pas une exception dans ce type de collaborations. Néanmoins, une tendance se dessine depuis quelques années, celle des micro-influenceurs. Cette année, ce mouvement s’affirme avec des influenceurs plus proches de leur communauté et avec une confiance plus accrue. Les marques multiplient donc petit à petit les petites influences aux dépens des grosses campagnes.

Du nouveau pour le Web ?

Les nouvelles technologiques occupent une place centrale dans l’évolution du paysage web, et 2024 sera peut-être l’année de leur développement à grande échelle. 

En particulier, l’intégration de l’intelligence artificielle, de la big data et de la réalité augmentée promettent une optimisation significative de l’expérience client. Ces technologies permettent de personnaliser les interactions en ligne, anticipant les besoins des utilisateurs et offrant des expériences plus riches et engageantes.

Cependant, cette nouvelle ère numérique souligne également l’importance cruciale de la sécurité des données. Les entreprises devront redoubler d’efforts pour garantir la protection des informations sensibles des consommateurs. Cela implique la mise en place de mesures de sécurité robustes, la sensibilisation des employés et la mise en œuvre de protocoles de gestion des données conformes aux normes en vigueur. 

En plaçant la sécurité au premier plan, les entreprises peuvent instaurer la confiance des consommateurs, renforçant ainsi leur réputation et assurant une relation durable avec leur clientèle dans ce paysage numérique en constante évolution.

Les applications les plus téléchargées de l’année

Qui dit nouvelle année, dit bilan des tops et des flops ! Côté web, on a choisi de vous parler des tops avec les applications les plus populaires de l’année 2023.

Chat GPT est entré au mois de novembre dans le top 10, oui oui, on ne vous le dira jamais assez, mais l’IA est bel et bien là ! 

Bon pas de bol, c’est Threads qui la remplace au mois de décembre en prenant la 10ème place du classement. S’il y a bien des apps qui ne risquent pas de sortir du top 10, ce sont les indétrônables TikTok, Instagram et Facebook qui restent en tête du classement (les réseaux, toujours les réseaux sociaux…).

Les pandas disent bye bye aux lumières du métro lyonnais

Nouveauté locale, mais tout autant importante : l’agglomération de Lyon décide de mettre fin aux écrans publicitaires numériques des stations de métro.

Effectif à partir d’avril 2024, les 118 panneaux publicitaires numériques des stations de métro seront retirés du paysage lyonnais. Une mesure écologique qui vise à créer un espace plus agréable et moins intrusif. 

Bon, pour les pandas, mais aussi pour l’ensemble des annonceurs de la région, ce sont des espaces digitaux en moins, mais pas de panique, une partie sera remplacée par des affichages print moins volumineux. 

Des changements validés par les pandas pour une bambouseraie un peu plus préservée chaque jour, et ça on adore !

Aller, c’est le moment pour nous de drop the mic’ !

Avec tout ça, si vous n’êtes pas prêts pour 2024, on ne comprend plus rien.