Si tous les logos ont l’air d’être en objectif summer body depuis quelques années, c’est parce que les marques semblent s’être mises d’accord sur une même recette miracle. Des typographies sans empattement, des formes simples, des palettes de couleurs réduites…
Même si certains signaux montrent aujourd’hui un retour du caractère et de la personnalité, la majorité des marques ont aujourd’hui bien épuré leur image.
Alors, retour au simple ou fin du logo passe-partout ?
Pourquoi les marques ont-elles autant simplifié leurs logos ?

Pour comprendre cette tendance du « blanding », il faut se rappeler dans quel monde graphique les marques évoluent aujourd’hui.
Ce n’est plus un scoop, nous sommes exposés chaque jour à une quantité massive de contenus, que ce soit des publicités, des notifications, des stories, des vidéos, des actualités… Et dans cet océan visuel (si ce n’est raz-de-marée), une identité doit être comprise presque instantanément.
Le digital a donc largement contribué à privilégier des formes simples, lisibles et facilement reconnaissables, facilement déclinables sur une multitude de supports (application, photo de profil, vidéo, site Internet, packaging…). Plus un logo est complexe, plus il devient difficile à utiliser dans toutes les situations.
Le minimalisme n’est donc pas uniquement une affaire d’esthétique, mais de stratégie.
Le minimalisme, enfant du digital
Cette transformation s’est particulièrement accélérée dans les années 2010. Les marques de luxe ont été parmi les plus visibles dans ce mouvement. Burberry, Balenciaga, Saint Laurent ou encore Céline ont successivement adopté des logotypes plus sobres, souvent en capitales noires et sans empattement.
Mais à vouloir paraître modernes, les marques finissaient par toutes se ressembler. Parce que oui, simplifier une identité peut la rendre plus lisible. Mais si l’on retire au passage ses symboles, ses couleurs, ses particularités typographiques ou ses références historiques, on risque aussi de retirer une partie de sa personnalité…
Quand le logo ne suffit plus
Dit comme ça, cela peut faire peur, mais il faut aussi se rappeler une chose. Aujourd’hui, une marque ne se résume plus (uniquement) à son logo.
Son identité se construit dans tout ce que l’on voit, entend et expérimente : ses magasins, ses produits, ses packagings, ses campagnes, ses réseaux sociaux, son storytelling… le logo est finalement ce qui scelle le tout, mais n’est plus forcément le plus important.
C’est une bonne nouvelle pour les marques qui veulent simplifier leur signature visuelle ! Elles peuvent se permettre d’avoir un logo relativement sobre si le reste de leur univers reste suffisamment riche pour porter leur personnalité.
L’exemple de Google

Google illustre bien cette évolution. En 2015, la marque avait déjà abandonné son ancien logotype serif pour une identité plus simple et plus adaptée à ses différents supports numériques. En 2025, il a fait évoluer son célèbre « G » en lui donnant un dégradé conservant ses 4 couleurs historiques, visant à refléter une nouvelle version du numérique, plus émotionnelle, plus immersive, et plus aligné avec ce qu’il voulait incarner.
Ce qui est intéressant ici, c’est que la simplification ne signifie pas nécessairement un manque ou une baisse de personnalité.
Un retour potentiel au caractère
Mais comme pour tout, tout n’est pas tout noir ou tout blanc (nous, on est les deux).
Et certaines marques font preuve de nuance et de réflexion, après avoir essayé différentes choses. Burberry en est un excellent exemple !
Après avoir adopté en 2018 un logo très minimaliste conçu par Peter Saville, la maison est revenue en 2023 vers son emblème historique du chevalier équestre, l’Equestrian Knight Design. Un symbole qui appartient à l’histoire de Burberry depuis le début du XXe siècle et qui continue aujourd’hui d’être utilisé dans ses collections, ses boutiques et ses différents éléments de marque.
Parfois, ce qui rend une marque moderne, c’est de savoir quoi faire de son passé.
Burberry n’est pas un cas isolé ! En 2026, Dior a également remis à l’honneur une version historique de son logo, délaissant la version très épurée utilisée depuis 2018.
L’exemple de l’OM

Le nouveau logo de l’Olympique de Marseille, dévoilé en avril 2026, illustre parfaitement cette nouvelle approche.
À première vue, le nouveau symbole est plus simple : une construction plus ronde, plus géométrique et plus lisible que l’emblème utilisé depuis 2004. Pourtant, le nouveau système graphique réinterprète plusieurs éléments issus des anciens emblèmes de l’OM, tandis que le nouveau « Bleu Marseille » s’inspire des différentes nuances de bleus qui ont marqué l’histoire du club et de la ville. Une nouvelle typographique, baptisée OM Marseille, complète cette identité.
On simplifie la forme, sans laisser l’histoire à l’abandon !
Faut-il simplifier son logo ?
Ce qui est sûr, c’est que le minimalisme n’est pas mort. Les marques ont toujours besoin d’identités lisibles, flexibles et adaptées au digital.
La vraie évolution se situe plutôt dans la manière de simplifier.
Si votre logo est illisible en petit format, impossible à décliner sur les supports digitaux ou tellement chargé qu’il raconte douze histoires différentes en même temps, un peu de ménage ne fera probablement pas de mal !
Mais si vous possédez un symbole, une couleur ou une typo reconnaissable, il vaut mieux y réfléchir à deux fois !
Posez-vous surtout la question de si vous êtes suffisamment identifiable ! Et si vous avez besoin d’accompagnement pour une création d’identité visuelle ou une refonte de logo, vous avez frappé à la bonne porte ! Nos pandas créa se feront un plaisir de vous apporter leur patte experte.























