La puissance de la mécanique communautaire avec Burger King

Pendant longtemps, la communication fonctionnait sur un modèle assez simple : la marque créait et le consommateur regardait, voire achetait.

Mais avec l’arrivée des réseaux sociaux, cette relation a complètement changé. Les consommateurs ne veulent plus être spectateurs, mais veulent donner leurs avis, participer et même, contribuer directement à la création des produits qu’ils achètent. (Oui, le fameux consom’acteur).

Vous l’aurez compris, aujourd’hui les marques les plus engageantes font plus que parler à leur communauté, elles créent avec elle. Et cette évolution, c’est ce qu’on appelle la mécanique communautaire ! On transforme notre audience en partenaire de création grâce à des votes, des appels à idées, des collaborations ou encore des expériences participatives.

Aller, on t’emmène un peu plus dans les détails !

Burger King : quand une communauté crée son propre burger

Crédit : Burger King

Ce n’est un secret pour personne, Burger King n’en est pas à son premier coup d’éclat en matière de communication décalée.

Mais cette fois, de manière (un peu) forcée, l’enseigne a poussé la logique participative encore plus loin.

Tout commence en mars 2026 ! Le créateur de contenu Loris Giuliano, qui venait de remplir l’Accor Arena avec Pierre Niney, cherche un partenaire pour financer son événement. Burger King, souhaitant lui tendre la main, accepte, sans vraiment savoir dans quoi la marque s’embarque.

Sur scène, devant plus de 15 000 personnes, Loris lance alors un défi improbable : créer en direct le prochain produit de Burger King.

Les spectateurs ont donc choisi chaque ingrédient à l’applaudimètre. Salade, tomates, oignons, sauce blanche, viande façon kebab… La recette s’est construite sous leurs yeux (sans doute larmoyants) jusqu’à donner naissance à un produit qui ressemble davantage à un kebab qu’à un burger. Un comble pour l’enseigne !

Comme on les connaît, Burger King sont donc allés au bout du concept ! Le nom du produit et le logo ont ensuite été choisis par la communauté sur Instagram. Quelques mois plus tard, le Löris Tomates Oignons est commercialisé dans les restaurants de l’enseigne, accompagné d’une campagne publicitaire qui détourne les codes des parfums de luxe, avec Loris aux premières loges.

On n’en attendait pas moins…

Pourquoi ça fonctionne ?

Fini le produit résumé à ses caractéristiques. Maintenant, on prête attention à son histoire, son origine, la façon dont il a été créé…

D’autant plus quand on y contribue ! La participation crée un sentiment d’attachement.

Un client qui donne son avis, choisit une option ou influence un résultat devient partie prenante.

Le sentiment d’appartenance

Les communautés existent parce que les individus cherchent naturellement à appartenir à un groupe.

Participer à une campagne, c’est donc aussi rejoindre une histoire collective. Plus que suivre une marque, on fait partie de son univers. C’est ce qui explique pourquoi certaines communautés de marques deviennent de véritables fans clubs !

Les clients ne défendent plus uniquement un produit, mais une marque à laquelle ils se sentent connectés.

L’effet IKEA

En psychologie, un phénomène appelé effet IKEA montre que nous avons tendance à accorder davantage de valeur aux choses que nous avons participé à construire.

Monter soi-même un meuble, imaginer un objet ou participer à la création d’un produit renforce notre attachement envers celui-ci.

Appliqué au marketing, le principe est simple. Un consommateur qui a contribué à créer un produit aura davantage tendance à s’y intéresser, à le partager et à vouloir son succès.

La communauté devient un véritable média

L’un des grands avantages de la mécanique communautaire ? Elle transforme les consommateurs en relais de communication.

Une campagne classique fonctionne souvent comme ceci : la marque diffuse un message et le public le reçoit. Avec une mécanique participative, la marque lance une idée, la communauté réagit, partage, crée ses propres contenus et amplifie le message.

Chaque participant devient potentiellement un ambassadeur !

Les meilleures campagnes ressemblent à des histoires

Pour Burger King, le véritable intérêt était tout le chemin parcouru pour arriver jusqu’au produit final.

Les consommateurs ont suivi l’annonce de la collaboration, les coulisses de la création, les étapes de vote, les révélations, le lancement officiel… Chaque étape donnait une raison de revenir !

Et tout le monde le sait, aujourd’hui, capter et retenir l’attention n’est pas mince affaire. C’est pour ça que raconter une histoire est souvent bien plus efficace que simplement présenter une offre.

Mécanique communautaire : les autres exemples

Burger King n’est évidemment pas un cas isolé ! De nombreuses marques ont compris l’intérêt de faire participer leurs audiences.

LEGO Ideas : quand les fans deviennent designers

Crédit : ideas.lego.com

LEGO a développé une plateforme où les passionnés peuvent proposer leurs propres idées de sets. Les projets récoltant suffisamment de votes peuvent ensuite être étudiés puis commercialisés par la marque.

Résultat ? Les consommateurs deviennent créateurs. En plus si c’est pour toucher 1% du total des ventes, c’est bénef non ?

Duolingo : une communauté au cœur de la communication

Duolingo est aussi un excellent exemple !

La marque ne se contente pas, ou plus, de communiquer autour de son application. Elle échange constamment avec sa communauté, reprend ses codes, adapte ses contenus et transforme même sa mascotte en véritable personnage culturel.

La communauté est une source d’inspiration permanente, et, qui plus est, inépuisable.

Pourquoi les marques ont tout intérêt à miser sur leur communauté ?

Au-delà de l’engagement, la cocréation apporte de nombreux bénéfices.

Elle permet de mieux comprendre les attentes des consommateurs, d’obtenir des idées directement issues du terrain, de tester l’intérêt pour un produit avant son lancement, de générer du contenu créé par les utilisateurs (UGC), de renforcer la fidélisation et de transformer ses clients en ambassadeurs.

La communauté devient alors une véritable ressource stratégique !

Bon, le message est assez clair, les consommateurs veulent faire partie des histoires que vous créez. C’est exactement ce que permettent les mécaniques communautaires, qui créent de l’engagement, mais aussi et surtout, de l’attachement.

Alors la prochaine fois que vous cherchez une idée de campagne, posez-vous la question : et si vos meilleurs créatifs étaient déjà présents dans votre communauté ?

Si besoin, nous pouvons également vous présenter des créatifs tout aussi poilus que talentueux, capables de vous venir en aide sur l’ensemble de vos problématiques de communication. Vous n’avez qu’à nous contacter !

Pourquoi vos clients adorent les goodies ? La psychologie derrière l’objet promotionnel

Aujourd’hui, les objets promotionnels ont changé de statut. Plus que des supports de communication, ils sont devenus des objets de désir. Certains se collectionnent, d’autres s’arrachent en quelques minutes et quelques-uns se revendent plusieurs centaines d’euros. (Oui, vous avez bien lu).

À l’heure où les consommateurs sont saturés de publicités, le goodie revient sur le devant de la scène avec une arme redoutable, le réel. Cela explique pourquoi ces petits objets fonctionnent toujours aussi bien et pourquoi certaines marques réussissent à transformer un simple tote bag ou une paire de chaussettes en véritable phénomène. Mais alors, que dit la psychologie derrière tout ça ?

Quand le goodie dépasse le simple objet promotionnel

Pendant longtemps, les goodies avaient une mission très simple, afficher un logo sur un objet utile. Un mug, un stylo, un porte clé, une clé USB… Puis les marques ont compris quelque chose d’essentiel : les consommateurs ne veulent plus seulement recevoir un petit objet, ils veulent aussi porter une histoire.

C’est pour cette raison que le goodie est progressivement devenu du merchandising. Autrement dit, un objet qui raconte quelque chose de la marque, de son univers, de ses valeurs, et même de son humour.

Quand les goodies deviennent des objets de collection

On pourrait croire que seuls les artistes ou les équipes de sport peuvent créer ce phénomène. Mais détrompez-vous ! Les marques s’y mettent aussi.

Nous pouvons par exemple citer Lidl. Lorsque l’enseigne a lancé ses célèbres claquettes, chaussettes et baskets aux couleurs bleu, jaune et rouge, personne ne s’attendait à voir de telles files d’attente devant les magasins.

Pourtant, les ruptures de stock se sont multipliées et certaines pièces se sont revendues plusieurs centaines d’euros sur les plateformes de seconde main.

Pourtant, le produit n’avait rien de luxueux, mais il était drôle, décalé et assumé.

crédit : ikeamusem.com

Même phénomène avec le célèbre sac FRAKTA d’IKEA. Vendu moins d’un euro, il est devenu une véritable icône du design populaire, au point d’inspirer certaines maisons de luxe. 

Encore une preuve que la valeur perçue dépasse largement le prix affiché !

La pop culture a complètement rebattu les cartes

Comme nous en avons déjà parlé juste ici, la pop culture fait désormais partie intégrante de la communication. Et aujourd’hui, elle influence aussi directement les goodies et le merchandising. L’occasion d’en faire de réels symboles à porter, montrer, et pourquoi pas, collectionner ! Les consommateurs adorent, autant qu’ils aiment les références, les clins d’œil ou encore les collaborations inattendues.

Et ça, les grandes marques l’ont bien compris. C’est notamment le cas de Duolingo, qui ne se contente plus de faire vivre sa célèbre chouette sur son application. Déjà devenue une véritable icône de sa communication digitale, elle continue aujourd’hui de s’inviter dans le quotidien des utilisateurs à travers des objets dérivés, comme des figurines mystères à collectionner, dans l’esprit des Sonny Angel ou des Smiski.

crédit : duolingo.com

McDo aussi s’est prêté au jeu en ouvrant sa propre boutique de merchandising avec des t-shirts, des bonnets, des chaussettes ou encore des parapluies.

En ce sens, les goodies et objets dérivés prolongent l’univers de la marque jusque dans le quotidien des consommateurs.

Pourquoi les goodies fonctionnent si bien ?

Recevoir un objet n’active pas les mêmes mécanismes qu’une publicité. C’est là que réside toute sa force !

L’effet de réciprocité

En psychologie, lorsqu’une personne reçoit quelque chose gratuitement, elle ressent inconsciemment l’envie de rendre la pareille. Pas forcément en achetant immédiatement, mais en accordant davantage d’attention à la marque, en s’y intéressant ou en la recommandant. Le goodie crée une véritable relation. La nuance est simple : là où la publicité cherche d’abord à vendre, l’objet commence par donner. Et ce premier geste change complètement la perception des consommateurs !

Une présence longue durée

Une publicité digitale vit quelques secondes, une story Instagram 24 heures et une bannière est souvent ignorée.

À l’inverse, une gourde, un tote bag ou une serviette de plage accompagnent son propriétaire plusieurs mois, voire plusieurs années, dans plusieurs moments de sa vie, qu’ils soient professionnels ou personnels. Chaque utilisation devient un rappel discret de la marque et le coût d’acquisition, lui, continue de se rentabiliser au fil du temps.

Une expérience plus sensorielle

Le digital sollicite principalement nos yeux. Un objet, lui, mobilise plusieurs sens ! On le touche, on le transporte, on l’utilise… Cette expérience physique favorise la mémorisation et renforce le lien émotionnel avec la marque.

La fatigue du digital

Notifications, emails, publicités, stories, vidéos… Nous sommes tous sollicités des centaines de fois par jour ! Cette saturation a créé ce que l’on appelle la fatigue digitale. Avec elle, notre attention et notre mémoire décroissent.  Le goodie vient apporter une véritable rupture puisqu’il ne s’impose pas au milieu d’un scroll, il s’intègre naturellement dans le quotidien. d’outils alimenté par l’intelligence artificielle qui automatise le ciblage, les enchères et la diffusion afin d’améliorer les performances des campagnes.

Les goodies ont grandi avec les consommateurs

Point très important, les objets promotionnels ont évolué au même rythme que les attentes du marché. Il y a quelques années, on recherchait surtout des objets utiles et tendance. Puis les préoccupations environnementales ont pris de l’importance.

Les goodies se sont adaptés avec des matériaux recyclés et une fabrication locale. Pour notre plus grand bonheur, on a aussi vu beaucoup de goodies en bambou. La communication avait alors appris à consommer plus intelligemment.

Puis, le covid est arrivé et a fortement changé nos habitudes de consommation et les attentes des consommateurs. Et comme la communication, c’est aussi de l’adaptation, nous avons créé une nouvelle typologie de goodies avec les gels hydroalcooliques personnalisés, les masques, ou encore, dans les cas les plus investis, des visières. Une nouvelle preuve qu’un goodie tend au maximum à répondre à des besoins réels !

Après ces divers bouleversements, les attentes des consommateurs sont claires. Ils veulent des objets utiles, durables, esthétiques, parfois technologiques, et surtout, cohérents avec les engagements de la marque.

Les secrets d’un goodie réussi

Distribuer mille stylos 4 couleurs n’est plus vraiment une stratégie. Aujourd’hui, un bon goodie répond à trois grandes questions.

  • Est-il réellement utile ? 

En ces périodes estivales, offrez-vous la fantaisie d’une serviette de plage, d’une mini-glacière ou même d’un parasol ! Ils auront bien plus de chance d’être gardés et utilisés sur le long terme qu’un gadget sans usage. 

  • Est-il cohérent avec l’identité de la marque ?

Chaque objet raconte quelque chose. Il doit prolonger votre univers et non seulement afficher votre logo.

  • Donne-t-il envie de le montrer ?

Les meilleurs goodies ne restent pas cachés dans un tiroir ! Ils se portent, s’exposent, se photographient… voire se revendent !

Et si on ajoutait un peu de FOMO ?

crédit : BIBA

Pourquoi certaines collections disparaissent-elles en quelques heures ?

Parce qu’elles jouent sur un levier psychologique très puissant, la rareté. 

Une édition limitée, une collaboration exclusive, un clin d’œil à une tendance pop culture… ces mécaniques renforcent immédiatement la valeur perçue de l’objet. Lorsqu’un goodie devient difficile à obtenir, il devient beaucoup plus désirable.

Digital et goodies : le duo gagnant

Attention, il ne s’agit pas d’opposer communication digitale et objets promotionnels. Les deux sont complémentaires !

Tandis que le digital capte l’attention, le goodie vient entretenir la relation. Une campagne sur les réseaux sociaux peut faire découvrir votre marque alors que l’objet, lui ; va prolonger cette rencontre dans le temps.

Les goodies n’ont jamais été aussi stratégiques

Longtemps réduits à un simple cadeau d’entreprise, les goodies sont devenus de véritables outils de communication. Parce qu’ils créent de l’émotion, s’inscrivent dans le quotidien, racontent une histoire.

Et surtout, parce qu’ils répondent à une réalité simple. Les consommateurs se souviennent davantage de ce qu’ils vivent que de ce qu’ils voient passer.

Alors non, le bon vieux stylo publicitaire n’a pas dit son dernier mot, mais si vous voulez vraiment marquer les esprits en 2026, mieux vaut créer un objet que vos clients auront envie d’utiliser, de montrer, voire de collectionner.

Regardez, nous, on a bien un super jeu de carte ? Il ne vous donne pas envie ?

Pourquoi Pinterest est l’arme secrète de votre stratégie digitale en 2026

Si vous pensez encore que Pinterest sert juste à épingler des recettes de banana bread et des idées déco, il est grand temps de faire un petit dépoussiérage.

Alors oui, nous sommes ravis de savoir que faire de nos bananes mûres et de notre dernier luminaire acheté, mais en 2026, Pinterest n’est plus un réseau social commun. Aujourd’hui, c’est un moteur de recherche visuel, où les utilisateurs viennent avec une intention bien précise : trouver des idées, préparer un projet… et surtout, le concrétiser.

Autrement dit, vos futurs clients n’y viennent pas pour perdre du temps, mais pour passer à l’action. 

Alors, pourquoi les marques s’y intéressent de plus en plus ? Pourquoi Pinterest Ads devient un levier incontournable ? Et surtout, comment en faire un véritable atout pour votre stratégie digitale ?

Pinterest, quand les idées deviennent projet

Tandis que Instagram inspire, TikTok, divertit et LinkedIn informe, Pinterest, lui, fait passer les idées à l’action.

Aujourd’hui, la plateforme revendique plus de 500 millions d’utilisateurs actifs chaque mois dans le monde. Qui plus est, ces utilisateurs ont une intention différente des autres réseaux sociaux.

Lorsque qu’une personne ouvre Pinterest, elle ne cherche pas à regarder ce que font ses amis. Elle prépare un mariage, rénove sa maison, cherche des idées cadeaux, imagine ses prochaines vacances… En clair, elle est déjà dans une démarche active.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 90 % des utilisateurs déclarent que Pinterest influence leurs décisions d’achat.
  • 84 % des utilisateurs hebdomadaires envisagent activement d’acheter un produit ou un service mais n’ont pas encore choisi la marque.
  • En France, 68 % des utilisateurs affirment que ce qu’ils découvrent naturellement sur Pinterest finit par se concrétiser.

Autrement dit, Pinterest intervient au moment où les consommateurs construisent leurs envies, avant même qu’ils ne tapent le nom d’une marque sur Google. Une opportunité à saisir !

Un moteur de recherche visuel

Aujourd’hui, Pinterest est davantage comparé à Google qu’à Instagram. 

Les internautes y effectuent des recherches comme « cuisine extérieur moderne », « salle de bain minimaliste », « tenue mariage été », « idées-cadeaux fête des Mères », « bureaux ergonomique »….

Chaque recherche ouvre des centaines d’inspirations organisées sous formes d’épingles, de tableaux et de recommandations personnalisées.

Résultat : les contenus publiés sur Pinterest sont référencés, recherchés et retrouvés plusieurs mois, voire années après leur publication. Tout l’inverse d’une publication Instagram qui disparaît souvent dans le flux après 48 heures. Et ça, côté ROI, on aime !

Pourquoi Pinterest est un véritable levier pour les entreprises ?

Soyons honnêtes, Pinterest ne conviendra pas à toutes les entreprises. En revanche, si votre activité possède une dimension visuelle ou inspire un projet (habitat, décoration, tourisme, mode, cuisine, bien-être, mariage, immobilier, artisanat, bricolage, luxe, retail…), la plateforme peut devenir un véritable accélérateur.

Mais alors, quels sont ses principaux atouts ?

Un trafic qualifié vers votre site

Chaque épingle peut rediriger directement vers une page de votre site Internet.

L’utilisateur découvre une idée, clique pour en savoir plus et arrive directement sur votre contenu, votre produit ou votre service.

Au-delà de générer de la visibilité, vous attirez des visiteurs déjà intéressés !

Un excellent complément SEO

Les épingles sont indexées par Google. Cela implique qu’un contenu Pinterest bien optimisé peut apparaître à la fois dans les résultats Google et dans les recherches Pinterest.

Une double opportunité pour une double visibilité !

Une durée de vie allongée

Comme nous l’avons souligné tout à l’heure, là où la majorité des réseaux sociaux vivent à l’instant T, Pinterest fonctionne davantage comme une bibliothèque.

Une épingle pertinente continue à circuler grâce aux recherches des utilisateurs et aux recommandations de la plateforme.

C’est l’un des rares réseaux où un contenu peut encore performer plusieurs mois (voire années) après sa publication.

Des publicités qui n’en semblent pas

Nous y reviendrons plus tard, mais Pinterest ADS a bien réussi son coup dans le sens où une publicité n’en semble pas une. Chacune d’entre elles s’intègre naturellement dans les recherches et les recommandations.

Elles sont donc souvent perçues comme des suggestions utiles plutôt que des interruptions.

Votre marque arrive donc au bon moment, avec le bon message.

Pinterest ADS : Pourquoi les annonceurs s’y mettent sérieusement ?

Pinterest ADS présente plusieurs avantages particulièrement intéressants :

  • Toucher les internautes dès le début de leur réflexion.
  • Des coûts publicitaires plus compétitifs que sur Meta ou Google.
  • Des ciblages précis selon les centres d’intérêt, les intentions ou les comportements.
  • Des formats adaptés à tous les objectifs : notoriété, trafic, génération de leads ou ventes.
  • Des contenus qui continuent à vivre même après la fin de la campagne.

La plateforme propose aujourd’hui différents formats :

  • Épingles standard (format de base, image ou vidéo, pour promouvoir un contenu existant et générer du trafic)
  • Vidéos (format dynamique pour capter l’attention, idéales pour les tutos, démonstrations produits, storytelling…)
  • Carrousels (jusqu’à 5 images dans une seule épingle)
  • Shopping Ads et collections (indispensables pour l’e-commerce et directement intégrées au catalogue produit, elles permettent un achat fluide)
  • Lead Ads (pour collecter des informations de contact)
  • Quiz (pour personnaliser l’expérience utilisateur en posant des questions, les redirige vers des pages produits ou contenus pertinents)

À cela s’ajoute Pinterest Performance+, une suite d’outils alimenté par l’intelligence artificielle qui automatise le ciblage, les enchères et la diffusion afin d’améliorer les performances des campagnes.

L’exemple de Carrefour

Crédit : Pinterest

À l’occasion des fêtes de fin d’année, Carrefour a lancé une campagne Pinterest particulièrement intéressante. L’enseigne a croisé les données issues de son programme de fidélité avec les signaux d’attention, observés sur Pinterest afin d’identifier les consommateurs en pleine préparation des fêtes.

Les campagnes ont ensuite été enrichies grâce aux Shopping ADS et aux outils Performance+.

Les résultats sont probants :

  • Plus de 5,5 millions de personnes touchées
  • +5% de ventes sur les catégories mises en avant
  • +4% de panier moyen sur les produits promus

Un bel exemple de ce qu’il est possible d’obtenir lorsque qu’on utilise les bons outils, avec la bonne stratégie !

Comment construire une stratégie Pinterest efficace ?

Évidemment, tous les éléments que nous vous avons donnés ne sont pas miraculeux. Ils doivent être accompagnés d’une stratégie efficace, reposant sur plusieurs étapes.

Définir des objectifs clairs

Notoriété, trafic, génération de leads, ventes… Chaque objectif implique une approche différente.

Créer un compte professionnel

Il donne accès aux statistiques, aux campagnes publicitaires et aux outils d’analyse indispensables pour piloter vos performances.

Comprendre son audience

Quels sont ses centres d’intérêt ? Ses projets ? Les mots-clés qu’elle recherche ?

Pinterest est avant tout un moteur de recherche, le choix des bons mots-clés est donc essentiel !

Créer des contenus inspirants

Des visuels verticaux, de belles images, des titres accrocheurs et une promesse claire.

Sur Pinterest, on ne vend pas immédiatement un produit, on doit donner envie.

Publier régulièrement

La régularité reste l’un des meilleurs leviers pour développer sa visibilité et alimenter les recommandations de la plateforme. Cela nécessite de créer un calendrier éditorial et d’accepter allouer du temps à la création de contenu.

Mesurer et ajuster

Pinterest Analytics permet d’identifier les contenus qui génèrent le plus d’impressions, d’enregistrements, de clics ou de conversions. Les meilleures stratégies sont celles qui savent évoluer et s’adapter avec le temps !

Pinterest en 2026 : le réseau qu’on sous-estime encore

Longtemps considéré comme le petit cousin discret des réseaux sociaux, Pinterest est aujourd’hui devenu un levier stratégique à part entière. Parce qu’il combine les avantages d’un moteur de recherche, d’un réseau social et d’une plateforme d’inspiration, il permet aux marques d’intervenir bien avant la décision d’achat.

Donc non ! Pinterest n’est plus uniquement le royaume des tableaux déco et des recettes de cookies ! C’est encore l’un des réseaux les plus sous-estimés des stratégies digitales.

Mais grâce à nous, vous avez une épingle d’avance. De rien !

Top 20 des nouveautés Social Media à connaître en juin 2026

Si vous avez eu le malheur de décrocher des réseaux sociaux pendant quelques semaines, mauvaise nouvelle : vous avez probablement déjà raté une bonne dizaine de nouveautés.

Instagram, TikTok, LinkedIn, Snapchat… le mois de juin confirme une chose, les plateformes continuent d’évoluer à un rythme de croisière !

Mais pas de panique, on a fait le tri pour vous. Voici les 20 nouveautés social media qu’il faut absolument avoir dans votre radar pour ajuster votre stratégie digitale et surtout, garder une longueur d’avance !

Ce que nous apprend la dernière étude d’Instagram

Avant de plonger dans les nouveautés des plateformes, intéressons-nous à quelques bases clés.

Metricool a récemment analysé plus de 24 millions de publications issues de 375 118 comptes Instagram, comparant les performances observées entre janvier et février 2025 et janvier et février 2026.

Crédit : Dans Ta Pub

Publier plus, ça fonctionne toujours

Les chiffres sont sans appel, les comptes qui publient davantage enregistrent en moyenne 27% de vues supplémentaires.

Mais attention ! Il ne s’agit pas de publier pour publier. L’objectif reste de créer des contenus utiles et engageants. Retenez donc que la régularité reste votre meilleur allié pour une visibilité optimale !

Tous les formats ne jouent plus dans la même cour

Attention, le choix du format ne doit pas être fait au hasard ! Il dépend de votre objectif.

Pour toucher de nouvelles audiences, les Reels restent les grands favoris de l’algorithme, tandis que les carrousels continuent de séduire grâce à leur excellente durée de vie et leur capacité à être réaffichés plusieurs fois dans le fil des utilisateurs.

Les publications à image unique ne sont pas totalement à bannir, mais elles doivent répondre à un objectif bien précis de votre stratégie digitale.

Les Reels continuent de monopoliser notre attention

Comme nous venons le voir, le Reels est tant le chouchou de l’algorithme que le nôtre.

Le temps moyen des visionnages des Reels a été multiplié par 2,2 en un an et les partages ont bondi de 67%. Oui, ils ne sont pas fâchés avec l’engagement.

Autrement dit, si votre stratégie vidéo n’est pas encore bien installée, c’est probablement le moment de passer à la vitesse supérieure !

Les hashtags perdent du terrain

Longtemps considérés comme indispensables, les hashtags voient progressivement leur influence diminuer.

Aujourd’hui, Instagram s’intéresse davantage aux mots-clés présents dans votre légende pour comprendre votre contenu et le proposer aux bonnes personnes. Le SEO est devenu un sujet à réellement prendre au sérieux sur les réseaux sociaux !

Votre communauté reste votre meilleur levier

Les algorithmes changent, mais certaines règles restent immuables !

Les marques qui performent le plus sont celles qui arrivent à créer des conversations avec leur audience. Poser des questions, répondre aux commentaires, solliciter des avis ou encourager les échanges reste l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer sa portée.

Les trois premiers jours sont décisifs

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les performances d’un contenu peuvent se jouer plusieurs jours après sa publication, notamment les 3 suivants.

En effet, trois jours après sa publication, un Reel a déjà généré 65% de ses vues et 61% de ses interactions. Pour les images et les carrousels, ces chiffres atteignent respectivement 76% et 75%.

Moralité : inutile d’attendre trois semaines avant d’analyser les résultats de vos publications !

Instagram : les nouveautés

Maintenant qu’on a dégrossi les tendances générales d’Instagram, place aux nouveautés !

La publicité dans les Reels

Le réseau social continue de miser sur son format star.

Désormais, tous les annonceurs peuvent diffuser des publicités dans les Reels. Une opportunité supplémentaire pour les marques qui souhaitent profité du temps d’attention capté par ce format.

Les fonctionnalités premium continuent de s’étoffer

Instagram poursuit le développement de ses offres payantes.

L’objectif, proposer plus d’outils aux créateurs et aux professionnels, tout en renforçant les options de personnalisation et les fonctionnalités exclusives.

Une tendance qui montre que les plateformes cherchent de plus en plus à diversifier leurs sources de revenus.

Vous pouvez enfin réorganiser votre feed

ENFIN ! C’est peu de le dire. C’était probablement l’une des demandes les anciennes de la communauté Instagram.

Bonne nouvelle : il devient désormais possible de modifier l’ordre des publications affichées sur son profil.

On voit déjà le soulagement de tous les plus perfectionnistes d’entre vous…

Modifier une story après une publication ?

Écoutez, c’est en phase de test.

Une petite faute de frappe repérée deux secondes après avoir publié votre Story ?

Instagram teste actuellement une fonctionnalité permettant de modifier certains éléments après publication.

Une petite révolution qui pourrait faire gagner beaucoup de temps (et de stress) aux community managers !

Meta AI au service des sous-titres

L’intelligence artificielle continue de s’intégrer aux outils de création.

Instagram expérimenté actuellement la génération automatique de sous-titres grâce à Meta AI.

Une avancée qui répond à la fois aux enjeux d’accessibilité, d’inclusivité et de confort de lecture !

LinkedIn se rapproche des codes des autres réseaux

Aller, assez parlé d’Instagram, place aux autres réseaux, et on démarre fort avec LinkedIn !

LinkedIn lance sa marketplace de créateurs

L’influence B2B prend une nouvelle dimension. LinkedIn déploie sa propre marketplace permettant aux entreprises de trouver plus facilement des créateurs avec lesquels collaborer.

De quoi simplifier les partenariats entre marques et experts de secteurs !

Booster un post devient encore plus simple

Il est désormais possible de promouvoir une publication directement depuis l’application ! Quelques clics suffisent désormais pour transformer un contenu organique en campagne sponsorisée.

LinkedIn pousse davantage les publications sponsorisées

Vous l’avez peut-être déjà remarqué, la plateforme encourage de plus en plus les utilisateurs à promouvoir leurs contenus après publication.

Une stratégie qui traduit la volonté de LinkedIn de développer davantage son activité publicitaire !

Une meilleure lecture de votre audience

Les statistiques gagnent en précision.

LinkedIn permet désormais d’identifier quelle part de votre audience provient directement de votre réseau et quelle part arrive depuis des sources externes.

Un indicateur particulièrement utile pour mesurer l’impact global de votre stratégie de contenu !

Snapchat mise sur la sécurité et les grands évènements

Les moins de 16 ans bénéficient d’une protection renforcée

Face à la montée des préoccupations liées à la sécurité des jeunes utilisateurs, Snapchat déploie de nouvelles restrictions pour les moins de 16 ans.

L’objectif est de mieux les protéger contre le harcèlement, les sollicitations indésirables, les arnaques ou encore les contacts à risque.

Une évolution qui s’inscrit dans une tendance globale observée sur l’ensemble des plateformes.

Snapchat se prépare à la Coupe du monde 2026

A quelques mois de l’évènement sportif le plus attendu de la planète, Snapchat dévoile toute une série d’activations spéciales.

Filtres, expériences immersives, contenus exclusifs et dispositifs publicitaires dédiés devraient accompagner les supporters tout au long de la compétition.

D’ailleurs, Snapchat n’est pas le seul à avoir capitalisé sur cet évènement ! Be Real est aussi de la partie avec le lancement de plusieurs activations temporaires. Parmi elle, la suppression temporaire de la limite quotidienne de publication, un nouveau logo aux couleurs du football et des notifications liées aux matchs et à la compétition, notamment lorsqu’il y a but !

Crédit : CBNEWS

Et si vous pensez que les réseaux sociaux sont les seuls à rebondir sur l’évènement, détrompez-vous ! Si ça vous intéresse, on vous a fait un recap des meilleures campagnes juste ici !

TikTok continue de réinventer l’engagement

Lancement de Pro Event aux États-Unis

TikTok Pro Events fonctionne en parallèle de l’application principale.

Son objectif, aider les organisateurs à créer davantage d’interactions autour des événements grâce à des outils spécialement conçus pour engager les communautés avant, pendant et après les rendez-vous majeurs.

On peut se demander si nous y aurons le droit en France ! Ce qui est sûr, c’est que personne ne comprend vraiment pourquoi la fonctionnalité n’est pas jointe à TikTok directement, à l’instar de TikTok Shop.

Le référencement devient encore plus important

Comme nous l’avons souligné tout à l’heure, le SEO n’est plus réservé qu’à Google. 

Avec sa nouvelle fonctionnalité « Manage Search Keywords », TikTok permet aux créateurs de choisir les mots-clés associés à leurs contenus pu, au contraire, d’en exclure certains.

Une nouveauté qui confirme l’importance croissante de la recherche directement au sein des réseaux sociaux.

Le Community Fest 2026 célèbre les créateurs Live

Pour terminer, TikTok donne rendez-vous à sa communauté pour une nouvelle édition du Community Fest.

Au programme, défis, compétitions, formations, récompenses et opportunités de monétisation pour les créateurs spécialisés dans le format live.

Oui, le direct est vraiment devenu stratégique pour la plateforme !

Le mot de la fin

Aller, on se résume tout ça en trois mots : vidéo, SEO et communauté !

Les plateformes continuent d’investir massivement dans les contenus immersifs, les outils de recherche et les fonctionnalités favorisant les interactions entre utilisateurs.

Pour les marques, l’enjeu n’est donc plus seulement d’être présentes sur les réseaux sociaux, mais de comprendre comment ces nouvelles règles influencent la visibilité, l’engagement et la performance de leurs contenus.

Et si une leçon ressort particulièrement de ce mois de juin, c’est que les algorithmes continuent d’évoluer, mais que les contenus utiles, engageants et pensés pour leur audience seront toujours les grands gagnants !

Gestion de crise et image de marque : Pourquoi la résilience est votre meilleur atout ?

Aucune organisation n’est totalement à l’abri d’une crise.

BON. Maintenant qu’on a brisé la glace, plombé l’ambiance et jeté un froid, on peut commencer.

À l’ère du numérique où tout peut devenir viral en quelques secondes, la réputation d’une entreprise peut être mise à rude épreuve. Pourtant, certaines marques parviennent à sortir renforcées de situation qui semblaient les condamner !

Et ça, on peut l’expliquer par leur capacité à faire preuve de résilience. Dans un contexte où l’image de marque constitue l’un des actifs les plus précieux d’une entreprise, autant vous dire que cette qualité est in-dis-pen-sable.

Alors aujourd’hui, retour sur plusieurs cas, certains emblématiques, certains plus récents, pour voir qui a retenu la leçon, ou pas !

Quand l’humour devient le meilleur allié de la gestion de crise

La Redoute et l’affaire de l’homme nu

Nous sommes en 2012. (Non, on n’est pas allé dans du récent).

La Redoute publie sur son site une photo mettant en scène des enfants sur une plage. Donc jusqu’ici, rien d’anormal. Mais, horreur, malheur, en arrière-plan, un homme entièrement nu apparait dans le décor.

L’image est rapidement repérée par les internautes et devient virale, sous les moqueries qui se multiplient dans les médias.

Alors, plutôt que de nier l’évidence ou de publier un communiqué ultra-corporate, La Redoute a choisi l’autodérision. La marque reconnait son erreur et lance même une chasse au trésor digitale invitant les internautes à retrouver d’autres « erreurs » cachées sur son site.

La petite crise se transforme alors en une opération de communication sympathique et la marque apparait comme humaine et capable de rire d’elle-même !

Le Crédit Agricole et Cédric

Celle-là, impossible que vous l’ayez loupée. Le 9 juin 2026, une notification de test envoyée par erreur via l’application du Crédit Agricole a été diffusée à l’ensemble des clients, déclenchant des incompréhensions et des inquiétudes immédiates, dans un contexte sensible où toute alerte bancaire évoque spontanément une fraude ou un piratage.

En quelques minutes seulement, l’application a été saturée par un afflux massif de connexions, entrainant des ralentissements et des indisponibilités de service. Très vite, le message est devenu viral sur les réseaux sociaux et a transformé ce bug technique en véritable débat.

La banque a donc dû clarifier rapidement qu’il s’agissait d’une erreur humaine liée à un test interne mal paramétré, sans faille de sécurité, ni, surtout, compromission des comptes.

Et plutôt que de se cacher, Le Crédit Agricole a rebaptisé ses comptes Instagram et X en « Cédric Agricole ». En assumant cette petite erreur technique, la banque a réussi à augmenter son capital sympathie, alors qu’elle aurait certainement croulé sous les moqueries si elle était restée sous silence, pensant que c’était la meilleure solution.

Crédit : Creapills

Plusieurs marques ont d’ailleurs profité de ce petit couac pour réagir, comme Burger King, McDonald’s ou encore la BNP Paribas. C’est ce qu’on appelle le newsjacking et le real-time marketing, mais ça, c’est un autre sujet dont a déjà parlé ici et ici !

Les crises qui sont devenues des références…

Malheureusement, toute crise n’est pas bonne à prendre et il vaut mieux savoir les gérer de façon un peu plus formelle. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs pris une telle ampleur qu’elles sont devenues des références et des cas d’école.

Tylenol

En 1982, plusieurs personnes décèdent aux États-Unis après avoir consommé des gélules de Tylenol contaminées au cyanure.

Johnson & Johnson prend alors une décision radicale : retirer l’ensemble des produits concernés du marché, ayant conscience du cout colossal de l’opération.

Pour gérer cette crise, l’entreprise communique régulièrement, collabore avec les autorités et place la sécurité des consommateurs au-dessus de toute autre considération. Cette transparence et cette rapidité d’action permettent à la marque de regagner progressivement la confiance du public.

Aujourd’hui encore, la gestion de crise liée au Tylenol est citée comme un exemple de réussite !

Samsung

En 2016, plusieurs smartphones Galaxy Note 7 ont pris feu en raison d’un défaut de batterie. Les images circulent rapidement dans le monde entier et la réputation du constructeur est directement menacée. (Logique).

Samsung réagit alors en lançant un rappel mondial des appareils, en interrompant la production du modèle et en menant une enquête approfondie pour identifier précisément l’origine du problème.

La crise coûte plusieurs milliards de dollars, mais la marque choisit la transparence plutôt que le déni. Cette stratégie lui a permis de préserver sa crédibilité et de retrouver rapidement sa position sur le marché.

Findus

Alors là, on s’attaque à l’une des plus grosses crises jamais traversées. En 2013, des plats présentés comme contenant du bœuf se révèlent contenir de la viande chevaline.

Et là : c’est un véritable scandale qui éclate, dans toute l’Europe.

Même si l’origine du problème se situe principalement dans la chaine d’approvisionnement, Findus comprend rapidement que le public attend des réponses. La marque multiplie donc les prises de parole, renforce les contrôles qualité et communique sur les mesures mises en place pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

L’entreprise ne cherche pas uniquement à se justifier : elle démontre qu’elle agit ! Et c’est ce que les consommateurs attendent en priorité.

Et celles qui ont mal été gérées…

Bhopal

En 1984, une fuite de gaz toxique survient dans une usine de pesticides à Bhopal, en Inde. La catastrophe provoque des milliers de morts et des conséquences sanitaires encore visibles aujourd’hui.

Au-delà du drame humain, la gestion de la communication est vivement critiquée. Les informations sont tardives, les responsabilités sont floues et surtout, les victimes ont le sentiment d’être abandonnées.

Cette absence de transparence devient elle-même une crise supplémentaire.

Le cas Bhopal rappelle qu’une communication défaillante ne crée pas forcément la crise, mais elle peut considérablement l’aggraver.

Boeing

Après des accidents impliquant les 737 MAX en 2018 et 2019, Boeing se retrouve sous le feu des critiques. L’entreprise est accusée d’avoir minimisé certains problèmes techniques et d’avoir tardé à reconnaitre l’ampleur de la situation.

Les enquêtes successives, les révélations médiatiques et les contradictions perçues dans la communication de l’entreprise alimentent durablement la défiance.

La crise ne se limite alors plus à un problème technique, mais elle devient une crise de confiance. Et vous n’êtes pas sans savoir que lorsqu’une marque ou une organisation perd la confiance de ses publics, la reconstruction est souvent plus longue et complexe…

Ce que toutes ces crises nous apprennent

Quelle que soit la crise, les mêmes principes reviennent systématiquement. Les entreprises qui traversent le mieux les crises sont généralement celles qui :

  • Reconnaissent rapidement les faits
  • Communiquent avec transparence
  • Montrent de l’empathie pour les personnes concernées
  • Expliquent les actions mises en place
  • Restent cohérentes avec leurs valeurs

À l’inverse, le silence, le déni ou les excuses trop formatées sont souvent perçus comme des tentatives de fuite.

Il faut bien garder à l’esprit qu’aujourd’hui, une crise ne se joue plus uniquement dans les médias traditionnels. Elle se déroule aussi sur les réseaux sociaux, là où l’on peut engendrer des conversations rapidement et où les informations se propagent en temps réel.

Maintenant, vous devez vous posez la question de si vous êtes capable de répondre à une crise si elle arrive. Dans tous les cas, vous ne serez jamais parfaits, l’important reste d’être prêts. Et pour ce faire, vous pouvez vous rendre juste ici pour en apprendre plus sur comment communiquer en gestion de crise !

Coupe du Monde 2026 : Comment les marques s’emparent de l’évènement pour communiquer ?

Du 11 juin au 19 juillet, la Coupe du Monde va une nouvelle fois captiver des milliards de spectateurs à travers le monde ! Et pour un événement qui ne revient que tous les 4 ans, hors de question pour les marques de rester sur le banc de touche.

Il est vrai que depuis le temps, le Mondial est devenu un terrain de jeu pour les communicants. Mais comme ils sont nombreux, il faut aussi savoir faire preuve d’initiative, d’audace et de pertinence.

Alors c’est parti pour un petit tour d’horizon des campagnes qui ont déjà marqué les esprits !

Burger King se met aux pizzas ?

Pas tout à fait.

Lorsqu’on pense aux soirées foot entre amis, on pense systématiquement aux cartons de pizzas empilés sur la table. Une évidence à côté de laquelle Burger King ne pouvait pas passer.

Alors à l’occasion de la Coupe du Monde, la marque a lancé les « Pizza King », des boîtes à pizza au design immédiatement reconnaissable, qui renferme en réalité ses célèbres baby burgers. Hormis le contenu, tout y est : boîte carrée et identité graphique inspirée des pizzerias !

Une idée simple, mais redoutablement efficace ! Plutôt que de lutter contre les habitudes de consommation, la marque les réinterprète à son avantage. Un bel exemple de détournement de produit qui montre qu’il n’est pas toujours nécessaire d’inventer quelque chose !

Crédit : Dans Ta Pub

Heinz et Heineken : le co-branding le plus évident de l’année

Certaines collaborations sont tellement naturelles qu’on se demande pourquoi elles n’ont pas vu le jour plus tôt !

C’est le cas de celle entre Heinz et Heineken, qui ont imaginé un pack en édition limitée, réunissant six bouteilles…dont une de ketchup.

Le lancement s’est fait via une publication Instagram en crosspost sur les comptes des deux marques avec l’accroche : « The match we’ve all been waiting for ». Un jeu de mot évoquant tant leur rencontre, que les matchs de la Coupe du Monde.

Et finalement, la force de cette opération réside dans sa simplicité ! Les deux marques partagent depuis plus de 150 ans les mêmes moments de consommation, les mêmes évènements et la même place dans la porte de frigo.  Cette collaboration ne fait qu’officialiser une relation déjà ancrée dans le quotidien des consommateurs !

Crédit : Instagram @heinz_uk

Uber Eats demande aux gens… d’arrêter de cuisiner

Pour une application de livraison, la pire menace n’est ni un concurrent, ni une hausse des coûts. On ne dit pas que ce ne serait pas embêtant hein, mais qu’est-ce comparé à la situation où les consommateurs décident soudainement de cuisinier eux-mêmes ?

Partant de ce constat, Uber Eats a imaginé une campagne mondiale portée par Gordon Ramsay, l’un des chefs les plus célèbre. Et ce pour porter un message surprenant : « Arrêtez de cuisiner ».

Vous l’aurez compris, le paradoxe est évidemment au cœur du dispositif. Voir un chef étoilé encourager les spectateurs à délaisser leurs fourneaux crée immédiatement la surprise ! Le tout servi dans un spot délicieusement chaotique, fidèle au côté dictatorial et grossier du chef.

Mais derrière l’humour se cache une vérité universelle : qui a réellement envie de préparer le diner lorsqu’un match important est diffusé ? Oui, vous l’avez, personne.

Déployée pendant cinq semaines dans 17 pays à travers la télévision, l’affichage et les réseaux sociaux, cette campagne constitue la première prise de parole mondiale d’Uber Eats.

Et comme l’a parfaitement résumé Gordon Ramsay : « Ce n’est pas une question de paresse, c’est une question de priorités ».

Drop the mic.

Lidl casse les codes de la publicité sportive

C’est bien connu, dans les publicités sportives, les mêmes ingrédients reviennent souvent : le dépassement de soi, la performance et la victoire.

Avec sa marque de sport Crivit, Lidl a choisi un tout autre terrain. La campagne repose sur une idée simple : « Trouver son sport, c’est déjà du sport ».

Pour porter ce message, l’enseigne a frappé fort en s’associant à Olivier Giroud. Ce spot publicitaire le met donc en scène au côté d’un ami, qui tente tant bien que mal de trouver LE sport fait pour lui, enchainant les échecs et malchances. On se reconnait bien dans le fait que trouver l’activité qui nous correspond peut s’avérer compliqué et parfois décourageant, même aux côtés d’un sportif de haut niveau.

Via ce spot, Lidl a réussi à rendre le sport plus accessible, plus humain, et surtout plus proche du quotidien et de la réalité des consommateurs !

Nike lance un véritable mouvement culturel

S’il y a bien une marque qui sait transformer une campagne publicitaire en phénomène culturel, c’est Nike !

Pour la Coupe du monde 2026, la marque a dévoilé  « Rip the Script », un nouveau territoire de communication pensé comme une célébration du football créatif, instinctif et offensif.

Le casting donne immédiatement le ton : Ronaldo, Kylian Mbappé, Erling Haaland, Vinicius Jr, Ronaldinho, Zlatan Ibrahimović, Didier Drogba ou encore Éric Cantona apparaissent aux côtés de LeBron James, Travis Scott, Kim Kardashian, Channing Tatum et Lisa… Rien que ÇA !

Mais au-delà de l’effet « waouh », Nike a construit ici un véritable univers narratif. Le film n’est que le point de départ d’un écosystème qui se déploiera tout au long de l’été à travers des produits, des expériences, des projets communautaires et des innovations technologiques.

« Rip the Script » s’inscrit comme un manifeste destiné à inspirer une nouvelle génération de joueurs. Un joli rappel que les grandes marques, plus que vendre des produits, ont aussi pour ambition de construire des mondes dans lesquels leurs communautés ont envie d’évoluer.

WWF détourne le football au service de la planète

Toutes les prises de parole autour de la Coupe du monde ne cherchent pas à vendre un produit. WWF l’a bien compris avec sa campagne « Team Forest » ! 

Ici, l’ONG détourne les codes du football en transformant la forêt tropicale en terrain de jeu. Dans un spot mêlant foot et arts martiaux, des athlètes évoluent au cœur de la végétation, rappelant que ces espaces naturels constituent, eux aussi, un patrimoine collectif à protéger. 

À travers le message « Le football appartient à tous. Les forêts aussi », WWF mise sur la popularité du sport pour sensibiliser à la protection de l’environnement. 

Une campagne inspirante qui montre qu’il est possible de porter des messages engagés sans tomber dans la culpabilisation !

Coca-Cola : 50 ans d’histoire et toujours dans la partie

Et pour finir en beauté, quoi de mieux qu’une marque indissociable de la Coupe du Monde ?

En 2026, Coca-Cola célèbre près de 50 ans de partenariat avec la FIFA ainsi que 30 ans de collaboration avec la Fédération Française de Football. Des décennies qui lui offrent une forte légitimité sur le territoire du football, et vis-à-vis de la Coupe du Monde.

Mais hors de question pour la marque de se reposer sur ses acquis !

Cette année, Coca-Cola déploie une stratégie particulièrement complète. L’activation phare, c’est son partenariat avec Panini. Les célèbres albums de collection accueillent une double-page contenant 12 stickers exclusifs, accessibles grâce à des bouteilles spécialement habillées pour l’occasion.

Au total, près de 160 millions de bouteilles ont été produites dans le cadre de cette opération !

La marque a également inauguré « Le Club », un espace éphémère installé face à l’Accor Arena à Paris. Les visiteurs peuvent y suivre les matchs sur écran géant, créer leur propre vignette Panini, ou encore personnaliser une canette à leur effigie.

Et comme trop ce n’est pas assez, Coca-Cola a développé un système graphique dédié à l’évènement en réinterprétant son célèbre « Arden Square » à travers 18 motifs inspirés des nations participantes !

Crédit : La Réclame

En bref : Une stratégie 360 qui démontre que même à l’ère du digital, les expériences physiques restent un levier incontournable pour créer de l’émotion et renforcer l’attachement à une marque, même très connue !

Ce qu’il faut retenir de cette Coupe du Monde 2026

Si ces campagnes sont très différentes dans leurs formes, elles partagent toutes un point commun : l’utilisation de la Coupe du Monde comme point d’entrée culturel plutôt que comme un simple évènement sportif.

On remarque bien que les marques qui tirent leur épingle du jeu sont celles qui parviennent à comprendre les usages, les émotions, et toutes les conversations que génèrent l’évènement !