Le catalogue de jouets évolue

Avant le 25 décembre, rédiger sa lettre au Père Noël est un moment incontournable pour les petits comme pour les grands !

Et bien sûr, quoi de mieux que le catalogue de jouets pour entourer, découper et coller vos jouets préférés ?

Et, si cette option, n’était bientôt plus possible ?

Si les catalogues de jouets génèrent plus 60% de la fréquentation lors de la période de Noël pour certaines enseignes et près de 700 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les enseignes de jouets françaises sur l’année, les restrictions d’impression mettent en danger toute cette industrie.

Terminé le papier et les sessions DIY avec le catalogue, les magasins de jouet devront se réinventer pour garder leur rythme actuel. Le mailing est donc dépassé et laisse place à un nouveau marché. 

Une révolution dans le monde de l’imprimerie qui incite les enseignes à tendre vers un marketing beaucoup plus précis aux dépens du mass market. 

Un bouleversement pour les traditionnels catalogues

Les catalogues produits imprimés sont les messagers incontournables de la saison des fêtes. Un moment magique qui permet aux enfants de faire leur sélection des jouets qu’ils souhaitent au pied du sapin. Bien plus qu’un simple imprimé publicitaire, le catalogue est un point de contact clé avec la cible qui contribue à l’amélioration de votre relation client.

Pourtant, ces emblématiques supports seraient en voie d’extinction.

La montée de la prise de conscience écologique ajoute de nouvelles restrictions à l’industrie de l’impression, affectant grandement la diffusion des publicités print (flyers, affiches, catalogues…). 

En témoigne les 14 zones en France où la distribution de prospectus dans les boîtes aux lettres est interdite, sauf mention contraire. Et oui, maintenant le sticker « stop pub » devient « oui pub ». Ces zones pourraient-elles s’agrandir avec le temps et amener à la disparition des catalogues papier ? 

Sans surprise, la réponse est oui. Une possibilité qui deviendra bientôt une réalité et qui encourage les agences, comme les annonceurs, à anticiper leur stratégie de communication. 

Mais alors, quid du catalogue de jouets ?

Le support, imprimé à 40 millions d’exemplaires par an pour les enseignes de jouet, risque potentiellement de ne plus être distribué par courrier.

Certaines entreprises ont donc commencé à anticiper ce changement, avec une numérisation de leurs catalogues. 

D’autres ont choisi une stratégie de drive-to-store : la clientèle est incitée à récupérer le catalogue en magasin. Et pour finir, certaines ont même décider de déposer leur catalogue directement chez des buralistes. 

Les enseignes de jouets regorgent donc d’idées pour faire parvenir les 40 millions d’exemplaires à leur public cible. Une réflexion qui ne s’arrête jamais et qui pousse d’ailleurs les marques à se réinventer. 

Alors, comment être novateur, créatif, revoir ses moyens de diffusion ou même son format, tout en restant efficace ? 

Comme d’habitude, on a quelques idées derrière la tête. Et oui, les pandas vous proposent quelques pistes de réflexion pour faire face cette transformation. 

Amener au changement 

La prise de conscience écologique fait évoluer la société et ses pratiques. En témoigne les nombreuses campagnes écologiques, de développement durable ou même l’explosion du RSE chez les entreprises.

Alors, pour rester dans la course, il faut savoir se réinventer ! Mais comment ?

Le catalogue numérique est évidemment une piste à envisager.

Certaines marques ont d’ailleurs déjà commencé le processus avec des catalogues de Noël numériques. Une solution efficace qui tombe un peu à l’eau lorsqu’on s’aperçoit que la majorité de ces supports web ne sont pas assez optimisés ni responsive.

Outre les problèmes techniques et technologiques, le catalogue web peut devenir un frein pour les habitués de la version papier. Et oui, vos enfants (ou petits enfants) ne pourront plus découper et coller leurs jouets favoris. Quant à vous, vous ne pourrez plus errer dans les rayons de votre magasin de jouet préféré, Lettre au Père Noël à la main.

Bon, la version numérique est malgré tout une solution prometteuse. 

L’arrivée du catalogue web et interactif ouvre la voie à de nouvelles fonctionnalités. 

Le partage du support via mail, message, ou bien sur les réseaux sociaux, avec sa famille et ses amis. La modification de sa liste en un clic ou même l’impression à la maison, pour une liste de Noël plus “traditionnelle” mais on vous l’accorde, bien moins écologique.

Au-delà de cette transformation technologique, le catalogue digital est une opportunité d’améliorer l’expérience utilisateur et de stimuler l’interaction avec les prospects. 

Une idée simple et innovante qui permettrait aux enfants de parcourir le catalogue de jouets en ligne et de facilement faire glisser leurs préférences dans la liste présente sous forme de pop-up interactive. Pour aller plus loin, il est même possible de reprendre les codes du catalogue physique : découpage, collage, coloriage…

L’expérience d’achat devient alors plus engageante pour les enfants tout en offrant aux parents une solution bien plus pratique. 

Cette réflexion devient même un avantage conséquent pour les marques.

Avec un support web comme celui-ci, la collecte de datas globales et des données plus précises comme les préférences clients est devenue une aubaine pour les annonceurs. C’est, en effet, grâce à ces données que les enseignes de jouets pourront améliorer leur stratégie marketing en personnalisant les offres, informer plus efficacement, sans oublier l’utilisation du retargeting comme arme secrète.   

C’est avec toute cette réflexion que le catalogue s’inscrit dans votre stratégie e-commerce et dans votre marketing digital.

La création d’un système de liste digitale pour les magasins de jouets s’intègre dans une perspective d’innovation centrée sur l’expérience client. En combinant l’aspect pratique pour les parents et l’aspect ludique pour les enfants, cette fonctionnalité pourrait devenir un atout majeur pour se différencier, renforcer la fidélité de ses clients et stimuler les ventes.

Un ciblage catalogué

Si à l’avenir, les catalogues ne peuvent plus être distribués à domicile, la problématique de la distribution reste importante.

Le catalogue ne peut plus venir à vous, alors vous viendrez à lui !

L’exemple du catalogue de jouet disponible chez son buraliste en est l’exemple parfait. 

L’objectif est simple : maximiser l’efficacité du catalogue en l’amenant vers les consommateurs les plus susceptibles d’acheter. Non seulement, cette approche stratégique optimise l’impact et les performances de votre campagne, mais elle élimine aussi le gaspillage papier, pour une empreinte plus écologique.

On le sait, ce type de support est davantage destiné aux enfants et aux familles. Sa distribution pourrait donc être stratégiquement orientée vers des lieux où le public cible est présent ou de passage. Les cinémas, les parcs d’attractions, les clubs de sport, les écoles de musique… Bref, des lieux et points de vente que la cible côtoie. 

En réalité, c’est ce qu’on appelle de l’inbound marketing et devinez quoi, ça marche !

Bon, vous l’aurez compris, entre le catalogue papier qui bat de l’aile et le numérique qui a encore un long chemin à parcourir, le catalogue de Noël n’a pas fini de nous surprendre. Un support de communication qui a encore un bel avenir, avec un nouveau format à définir.

Mais, une chose est sûre, catalogue ou pas, il y aura des cadeaux pour tout le monde !

Les stars et les marques, un combo dangereux ?

Georges Clooney et Nespresso, Kanye West et Adidas, Jul et Oasis… La collaboration entre marque et célébrité est un jeu lucratif et un gain de notoriété pour les deux parties. Mais attention à son image de marque et aux conséquences d’un bad buzz.

Les atouts des collaborations

Les personnalités publiques disposent d’une influence puissante, qui ont la capacité de changer les opinions et les comportements des consommateurs. Ce sont des leaders d’opinion, en témoigne la chute temporaire de 4 milliards de dollars de la capitalisation boursière de Coca-Cola en 2018, quand Cristiano Ronaldo enlève de devant lui une bouteille de la marque en interview.

Cette influence est un levier pour les marques, une opportunité de toucher une audience diversifiée. Les collaborations donnent l’occasion aux marques de capitaliser sur la notoriété et la crédibilité des célébrités, élargissant ainsi leur visibilité et stimulant l’engagement.

Les consommateurs recherchent plus qu’un simple produit ou service, ils veulent une expérience. Les partenariats entre marques et célébrités créent ce sentiment qui apporte au consommateur un lien de proximité, de partage avec cette dernière.

Un élément de réassurance qui peut pousser la cible à la conversion ou en tout cas à l’action beaucoup plus facilement. Un atout pour les marques qui se servent de l’image et de l’influence de son ambassadeur comme d’un avantage concurrentiel par rapport à leurs concurrents.

Au-delà de cet aspect commercial, l’utilisation de la collaboration avec une star qui partage les valeurs de la marque crée une connexion authentique entre la marque et les consommateurs. La célébrité permet de faire partager à sa communauté le produit en question et ses valeurs.La fusion des esprits créatifs entre les influenceurs et les agences de communication peut donner vie à des idées innovantes. L’association entre Jul et Oasis, a donné lieu à un son et un clip fruités composés avec le rappeur marseillais.

Les risques des collaborations

La réputation d’une personnalité publique peut changer entre scandales et opinions controversées qui affectent rapidement la vision du public sur la personnalité en question.

Pour la marque, cela signifie que la confiance acquise peut rapidement chuter. L’association de son image de marque à celle de la réputation d’une personnalité est un risque important.

Votre image de marque se lie à l’ambassadeur, c’est pourquoi il faut veiller à ne pas en devenir dépendant, pour ne pas être vulnérable en cas de départ ou de controverse de la personnalité.

Adidas et Kanye West en est un exemple parfait. Adidas a souhaité en 2022 mettre fin à son contrat avec le rappeur américain à la suite de ses propos controversés. La marque ne voulait plus être associée à l’image du rappeur.

Sa collaboration avait amené la création d’une série de chaussures « Yeezy », qui faisait une part importante du CA d’Adidas. La rupture du contrat a mis fin à la vente du modèle et a provoqué une perte financière importante, 1,2 milliard d’euros. Adidas a néanmoins écoulé ses stocks durant l’été 2023 en remettant en vente ses chaussures, mais a dû justifier cette décision. C’est pourquoi, une partie des revenus générés par la vente de Yeezy a été remise à des ONG luttant contre l’antisémitisme et le racisme. Les pertes économiques d’Adidas sur cette affaire sont minimes comparées à l’image néfaste qu’aurait engendré la suite de la collaboration.

Une célébrité peut être éphémère, faire le buzz, être au sommet puis retomber dans l’anonymat. Ce facteur est important à prendre en compte et doit être anticipé par les marques. La diversification des stratégies marketing est essentielle pour atténuer le risque de dépendance envers un seul ambassadeur et s’assurer une stabilité à long terme.

Dans l’univers du marketing, la collaboration entre une célébrité et une marque a une importance stratégique capitale.

La personnalité incarne bien plus qu’une image : elle dispose d’une influence, par son nombre de followers, ces mentions, son image, son identité, son nom, sa popularité qui fait que sa voix résonne auprès de l’audience. Du côté de la marque, le choix de cette figure nécessite une stratégie marketing minutieuse. La célébrité possède-t-elle une bonne réputation et e-réputation ? Son secteur d’activité est-il cohérent avec le vôtre ? Quelle pourrait être sa valeur ajoutée ? Sa communauté concorde-t-elle avec votre public cible ? Toutes ces questions sont nécessaires pour choisir le bon ambassadeur de votre marque et accroître votre notoriété et/ou renforcer / dynamiser votre image de marque.

Pas de panique à avoir

Les collaborations avec les stars sont une occasion de marquer les esprits et de booster sa communication, mais il faut simplement en connaître les risques. Il faut construire une stratégie logique et pertinente par rapport à son public cible. Une stratégie d’influence bien intégrée permet d’amener des partenariats mémorables pour les marques, les influenceurs et les consommateurs. La majorité des campagnes réalisées avec des célébrités sont des réussites comme Oasis avec Jul ; la SNCF avec Gaël Faye ; Uber One avec Robert De Niro et Asa Butterfield ou l’inévitable Georges Clooney et Nespresso !

What else ?

Un achat d’espace media pertinent, c’est une stratégie intelligente

La Sphere de Las Vegas. Salle de spectacle et panneau publicitaire géant. 54 000m² d’écran pour un prix d’achat d’espace moyen de 450 000$ pour 4h d’affichage. Les espaces média jouent un rôle essentiel dans votre stratégie et l’élaboration de votre plan média.

Focus sur la TV segmentée, un nouvel espace pertinent pour vos futures campagnes.

L’achat d’espace média ?

Un espace média est un emplacement réservé à la diffusion d’une annonce publicitaire. Il peut se présenter sous forme de bannières internet, radio, télévision, replay, affichage, presse… Le prix d’un achat d’espace média n’est pas fixe, il varie selon la période de diffusion, la saison, la durée, des conditions…

À certaines périodes de l’année, les prix peuvent varier. C’est par exemple le cas du mois de septembre qui est souvent surchargé par les marques qui veulent diffuser leurs communications de rentrée. À ce moment-là, les prix des achats d’espaces sont donc souvent plus élevés, liés à la forte demande.

À contrario, le mois d’août offre des tarifications souvent plus basses étant donné la baisse de demande des annonceurs de diffuser leur publicité. En effet, les villes étant plus désertes à ce moment de l’année, l’impact est souvent réduit.

Une diffusion cohérente sur différents médias

Ce qui détermine vos achats d’espace média, c’est la stratégie de ciblage que vous allez mettre en place en fonction des objectifs de la campagne publicitaire.

Quelle est votre cible ? Un marketing différencié ? Un marketing de masse ? Un marketing cross canal ?

Votre ciblage va se concentrer sur l’âge de votre cible, ses centres d’intérêts, sa localisation ou encore son comportement… pour cibler les profils types de consommateurs les plus susceptibles de consommer l’offre ou le service proposé.

Toutes les cibles ne consomment ni les mêmes médias, ni au même moment de la journée et le message publicitaire diffère selon la cible. Les montes-escaliers Stannah sur les réseaux sociaux ? C’est non, la cible n’est pas sur ce média (ou très peu), mais attendons quelques années, ça arrivera surement !

Pour qu’une campagne de communication soit retenue, il faut en moyenne la visualiser 7 fois. D’où l’importance de créer un plan média intelligent, afin de multiplier les points de contact ainsi qu’avoir une répétition réfléchie sur chacun des supports de communication utilisés.

La TV segmentée : un nouveau média

La TV segmentée consiste à cibler les destinataires des messages publicitaires sur les télévisions, grâce aux données collectées par les box internet. C’est un système qui est plus pertinent pour atteindre vos cibles. Grâce aux données collectées il est possible de connaître leurs centres d’intérêts, leurs localisations…

L’utilisation de critères préalablement établis permet de cibler de manière précise l’audience.

Grâce à ce type de média, il devient alors possible de diffuser votre publicité exclusivement à votre public cible, assurant ainsi qu’elle soit visionnée par les personnes que vous souhaitez atteindre.

En effet, cela n’a pas pour but de toucher un large public, mais plutôt de focaliser vos efforts de communication sur une audience spécifique. Par exemple, si la salle d’escalade lyonnaise Hapik souhaite faire de la publicité, sa cible principale sont les Lyonnais. Avec la TV segmentée, Hapik pourra diffuser sa campagne TV sur des chaines classiques, mais seuls les Lyonnais pourront la visualiser grâce au filtre de géolocalisation de la campagne.

D’ailleurs c’est exactement ce qu’on a fait, pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page projet Hapik !

La Sphere de Las Vegas

Un espace média qu’a déjà pu s’offrir l’entreprise Microsoft pour la promotion de sa nouvelle Xbox, puis Playstation le lendemain pour la sortie de Marvel’s Spider-Man 2. Mais dans quel but ?

Ce nouveau format d’affichage ultra innovant, est une véritable prouesse technologique et un nouveau terrain de jeu pour les marques.

Bon, communiquer sur cet espace est certes un budget conséquent mais c’est surtout l’occasion de « faire le buzz », être relayés sur les médias sociaux, aux infos… de quoi faire parler de la marque. Avec ces airs futuristes cette sphère impressionne et interpelle ! Utiliser des nouveaux espaces médias permet à une marque de rentrer dans une autre dimension et de se différencier. Imaginez votre campagne sur une sphère gigantesque à Las Vegas ou en hologramme !

Bref, si on devait vous donner un conseil, le choix de vos espaces médias devra être étroitement en lien avec le plan média établi en amont.L’achat des espaces médias ne doit pas être pris à la légère et ne doit pas être fait au hasard. Une bonne stratégie peut perdre toute son efficacité si elle est mal diffusée, compromettant ainsi le message publicitaire, les audiences… les résultats de la campagne publicitaire.

Mot du panda : Casser les clichés, Heetch VS Midjourney

La publicité peut véhiculer des représentations stéréotypées, clichées (voire racistes, sexistes…) de certains lieux, personnes… Mais elle peut aussi être utilisée afin de lutter contre les stéréotypes en les supprimant de ses communications.

Heetch lutte contre les clichés de la banlieue !

Adieu les stigmatisations !

Les campagnes publicitaires véhiculent parfois des stéréotypes liés au sexe, au genre, à l’âge, à la couleur de peau ou à d’autres caractéristiques qui façonnent les mentalités et les attitudes.

Les publicités stéréotypées peuvent involontairement renforcer des préjugés sociaux et les rôles sexués ancrés dans la société. Par exemple, des stéréotypes liés au genre peuvent contribuer à perpétuer les représentations sexuées, qui transmettent une catégorisation liée au genre. Ce qui marginalise les individus en dehors de ces normes.

Un rapport du CSA de 2017, montrait que les hommes étaient surreprésentés dans les publicités de banques, d’assurances, de voiture et dans les rôles d’experts (82% des hommes), pour détailler les spécificités du produit. À l’inverse, les femmes sont surreprésentées dans les publicités de parfum, vêtements, produits médicaux et sont davantage sexualisées.

Ce rapport dévoile la non-parité et l’absence d’égalité entre les hommes et les femmes. Il y a une catégorisation des genres basée sur les préjugés, en montrant qu’il y a des rôles pour les hommes et d’autres pour les femmes. Les publicités ont le pouvoir de lutter contre les discriminations, stéréotypes et ne doivent pas refléter les inégalités de la société.

Les marques ont une responsabilité sociale croissante en évitant de véhiculer les stéréotypes tenaces. En bannissant les clichés et en optant pour une publicité plus réfléchie et diversifiée, les marques peuvent contribuer à construire une culture publicitaire plus inclusive, respectueuse et égalitaire. Loin des stéréotypes !

Pas de hic chez Heetch

C’est dans ce contexte que Heetch propose une campagne contre les clichés, stéréotypes et rétablir la vérité sur les banlieues.Le service de VTC, leader sur les courses en banlieue, souhaite lutter contre les préjugés. L’IA Midjourney véhicule des stéréotypes en représentant des quartiers : délabrés, taggés, voitures brûlées, population stigmatisée… Pour retirer ces visuels négatifs (et faux), Heetch a développé sa nouvelle campagne sur une base de données avec de véritables photos de banlieue (loin des visions stéréotypées de Midjourney). La marque va plus loin en créant des cartes postales, disponible dans les banlieues victimes de stéréotypes et dans les voitures Heetch. Pour déconstruire ces préjugés, les cartes sont envoyées par la suite aux 11 employés de Midjourney !

Une campagne éducative et originale de la part de Heetch ! La marque a montré qu’ils étaient les leaders sur les courses de banlieue, sans tomber dans les clichés habituellement véhiculés. Au contraire, Heetch a dépassé et brisé les stéréotypes. Le fait d’avoir choisi un sujet de société permet de donner une résonance à la campagne.

Dans la campagne de Heetch, il n’y a pas de hic !    

Les réseaux sociaux payants, c’est pour maintenant ?

Le groupe META propose désormais une version payante sans publicité sur ses réseaux sociaux. Elon Musk lance X payant en Nouvelle-Zélande et aux Philippines. Quels impacts pour les marques ?

Si les publicités disparaissent des réseaux sociaux, les marques devront réinventer leur communication digitale de manière à être plus attractives.

Un ciblage amoindri ?                                       

Le principe de réseaux sociaux payants répond au nouveau règlement du DSA et à la demande de la législation sur les données personnelles et la publicité ciblée, qui exige une protection des données (RGDP).

Qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est simple, le consentement des internautes doit être recueilli avant d’utiliser leurs données personnelles. Pour entrer dans les normes de la législation, les géants du Social Média ont décidé de proposer deux choix à leurs utilisateurs : continuer d’utiliser la plateforme gratuitement avec publicité OU utiliser la plateforme de manière payante (via un abonnement) sans publicité.

Pas vraiment une bonne nouvelle pour les annonceurs et agences de communication digitales comme nous. Cette nouveauté implique une réduction de la base de données, car certains utilisateurs refuseront ce partage. Moins de personnes, moins de chance de convertir !

Les premiers retours ?

Si Meta n’a pas encore divulgué les résultats de ses abonnements, ceux de X et de Snapchat apparaissent pour laisser place à quelques tendances.

Pour X, le rachat d’Elon Musk associé à la nouvelle politique mise en place a eu de nombreux impacts sur le réseau social. Lesquels ? Une perte de 60% des revenus publicitaires, une baisse de 55% de la valeur du réseau et de 40% des téléchargements de l’application, une perte de 16% des utilisateurs, et seulement 1% des utilisateurs ont souscrit à l’offre.

Un bilan très mitigé, qui fait fuir les socionautes… 

Pour Snapchat le bilan est plus positif. Ce qui s’explique notamment grâce à un tarif premium plus abordable : 3,99€ par mois contre 11€ pour X et 12,99€ pour Meta.

L’abonnement propose également des nouvelles fonctionnalités qui ne changent pas l’offre des non abonnés. D’après les données de Snapchat, la formule comptait 1 million d’abonnés deux mois après son lancement. Au troisième trimestre de 2023, le nombre d’abonnement a dépassé les 5 millions.

LinkedIn propose une version payante depuis 2005 qui séduit les utilisateurs en totalisant près de 50 millions d’abonnés en 2021. 

YouTube, avec YouTube Premium, s’est implanté avec 80 millions d’abonnés à la fin de l’année 2022. Une réussite qui ne change pas le comportement des socionautes.

Il est difficile de transformer un produit ou service gratuit en une offre payante du jour au lendemain, sans apporter une valeur ajoutée au consommateur.

Si LinkedIn et Snapchat ont réussi à sortir du lot, c’est également parce que leur abonnement apporte de nouvelles fonctionnalités d’interaction ou de business, qui entraînent un vrai plus à leurs utilisateurs. L’avenir de ses abonnements dépendra grandement des résultats de Meta et de X qui sont les leaders des réseaux sociaux.

Affaire à suivre…

Le mot du panda – Sujets récurrents mais sujets importants

©Crédit photo : Norwich FC

La communication se base continuellement sur des évènements, les marronniers marketing en sont la preuve. Parfois mal traités, ils ne sont pas toujours pertinents. : « C’est la période de Noël ? On rajoute un Père Noël dans la com’ ! ». L’imaginaire est riche, il est possible de trouver mieux. 

Si les marronniers sont de vraies opportunités stratégiques, les journées mondiales et internationales le sont également. 

À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre dernier, Norwich City Football Club a diffusé une campagne de communication remarquable. Le club a réalisé avec l’association britannique Samaritans, un spot réaliste de prévention sur la santé mentale. 

Au-delà du marketing

La publicité, la communication, n’a pas comme seul but de vendre un produit. La publicité suit le monde, les mœurs, les mentalités… La communication a évolué avec le temps (enfin). Elle fait passer les valeurs et les idées d’une époque, même inconsciemment. Il faut prendre conscience dans la création d’une campagne, quel est le message qui va en découler ? Quelle image va-t-elle donner de votre entreprise ? 

Les marques qui prennent position sur des sujets de société, c’est le cas de Nike et sa campagne avec Colin Kaepernick qui a créé un raz de marée sur les réseaux sociaux, un déferlement de haine ou d’amour pour Nike. Pour rappel, la marque avait pris position en prenant Colin Kaepernick comme égérie d’une campagne. Le joueur de Football US avait posé un genou à terre pour protester contre les violences policières et racistes envers les Afro-américains et apporter son soutien au mouvement Black Lives Matter. 

La marque, leader dans le sport et le streetwear, déclenche alors des réactions et répercussions internationales pour le mouvement. 

Une prise de position plutôt controversée qui a bousculé le quotidien de la marque. 

Si le 5 septembre, Nike avait vu ses actions perdre 3% et sa valorisation chuter de 3,4 milliards de dollars dès la sortie de la vidéo, cette prise de position reste un succès médiatique.

La vidéo a cumulé 80 millions de vue sur Twitter, Instagram et YouTube. La campagne a bénéficié d’une couverture médiatique de plus de 43 millions de dollars en moins de 24h. Les ventes ont augmenté de 31% entre le dimanche 2 et le mardi 5 septembre (week-end de la fête du Travail aux États-Unis). Fin septembre les actions de Nike ont atteint un pic historique en clôturant à plus de 85 $ par action.

Bref, vous l’aurez compris l’engagement des marques dans une cause sociétale et même la prise de position peut être un risque à prendre.

Un pari à prendre sur le long terme puisque les impacts négatifs se manifestent dans les premiers instants pour ensuite (parfois) laisser place à une visibilité accrue et une médiatisation importante de la marque.

Le match du spot de Norwich

Deux amis viennent s’assoir régulièrement dans les tribunes des Canaries pour supporter leur club favori. Le 10 octobre dernier, cette histoire amicale a cumulé plus de 48 millions de vues en 24h. Le message est poignant : « Il est parfois évident que quelqu’un a du mal à faire face à la situation. Mais parfois, les signes sont plus difficiles à repérer ».

Un spot criant de vérité qui est un exemple de construction publicitaire.

Les marronniers et autres journées mondiales peuvent être occasionnellement des sujets bateaux et simples. À l’inverse, ils peuvent devenir une merveilleuse opportunité pour sortir du lot de toutes les communications. S’il y a un marronnier, c’est qu’il y a un sujet tendance et/ou de société à traiter. Le club anglais de Norwich FC et sa campagne vidéo pour la journée mondiale de la santé mentale en collaboration avec l’association Samaritans, est un exemple parfait. 

La santé mentale est un problème de société qui ne cesse d’animer les réseaux sociaux, notamment depuis la pandémie du COVID-19. Pour appuyer cette tendance, les chiffres de la santé mentale des Français démontrent une dégradation, avec un taux de dépression passant de 9,8 % en 2017 à 13,3 % en 2021. Un taux qui est d’autant plus présent chez les adolescents (11-17 ans) et les jeunes adultes (18-25 ans). 

Si une journée mondiale (ou internationale, me direz-vous) n’est pas un marronnier à proprement parlé, celle de la santé mentale se déroule chaque année et n’est pas oubliée par les annonceurs. Une date phare que le club de football anglais a saisi pour faire passer un message fort. Un message de prévention, rempli d’émotions, dans un milieu où la santé mentale est mise à rude épreuve. 

Entre entrainement, performance, déception, starification, pression médiatique… la santé mentale des sportifs de haut niveau est compliqué à gérer. 

À travers ce spot, Norwich FC envoie un puissant signal à son public : soyez vigilent à ceux qui vous entourent. Un avertissement qui prend tout son sens avec la collaboration du club avec l’association Samaritans qui offre un soutien aux personnes en détresse, et en particulier à ceux confrontés à des pensées suicidaires.

Au-delà de cette belle initiative, Norwich axe sa communication autour de la prévention et la bienveillance. Avec une résonnance forte avec sur YouTube, la campagne se veut aussi durable avec le hashtag #YouAreNotAlone lancé sur les réseaux sociaux. Pour aller encore plus loin, le branding du maillot a été spécialement modifié pour l’occasion, arborant fièrement le logo de l’association Samaritans. Une stratégie 360° qui permet au club de se démarquer et d’afficher fièrement ses valeurs à sa cible. 

Une communication qui prend aux tripes mais qui réussit son pari : nous sensibiliser sur la santé mentale et donner un coup de projecteur à la notoriété du club.

De manière générale, les marronniers prennent de plus en plus d’importance. On peut facilement le remarquer avec les nombreux médias qui publient leur calendrier Social Media annuel avec les dates clés de l’année à ne pas manquer et les marronniers sur lesquels les marques peuvent communiquer.

S’ils sont pertinents ce sont des occasions en or pour capter l’attention du public et renforcer votre image de marque. Des marronniers en lien avec les valeurs de votre marque, vous aideront à maximiser votre impact marketing et à bâtir une relation solide avec votre communauté.